Yamaguchi Junta cède sa place de cinéaste à son scénariste Ueda Makoto pour mettre en scène une nouvelle itération du « cinematic universe » de la troupe Europe Keikaku. Cette fois-ci, pas de voyage dans le temps, mais des univers parallèles méta en pagaille avec You are the Film !
Le NIFFF faisait la part belle à Taïwan cette année en présentant non seulement Deadline mais aussi le polar Dead End de Chan Chun-hao, auteur déjà remarqué dans le genre, nominé trois fois aux Taipei Films Awards. Sous influence du cinéma des frères Safdie, le réalisateur essaie de combiner le plus efficacement possible en à peine plus d'une heure et demie, la ville avec un sombre secret, le cynisme du traitement des personnes âgées, la corruption et la nécessité de dépasser les conflits familiaux. Le résultat a les défauts de ses qualités, efficace et sans temps morts mais ne s'attardant en conséquence pas toujours assez sur certaines de ses pistes.
Match Monde de Kurashi Ryusuke dessine une réalité où la bagarre se fait par une application entre des jeunes. Si ce résumé semble rappeler les folies des grandes heures du V-cinema, l'œuvre rappelle surtout que ce moment du cinéma japonais est bel et bien mort.
Le jeune cinéaste vietnamien Do Quoc Trung offre avec Phi Phong: The Blood Demon une incursion fascinante dans l’horreur locale. Entre les codes du genre et la particularité rare du folklore vietnamien advient une œuvre juste et maîtrisée.
Joko Anwar revient aux affaires horrifiques par une approche singulière dont il a le secret. Ghost in the Cell, comme l’indique le ton parodique du titre, opère entre comédie burlesque et un film de prison qui se voudrait pamphlet politique. Étrange mélange.
C'est l'un des films événements de ce NIFFF : Deadline de Kiwi Chow est une œuvre auréolée de scandales avant même d’atteindre les écrans. Interdit de tournage puis de diffusion à Hong Kong et filmé à Taïwan, il s’agit d’une dystopie sur la course à la réussite scolaire et l’aliénation qu’elle produit.