Après une carte blanche à la Cinémathèque japonaise en 2025, c'est au tour de la Cinémathèque chinoise (China Film Archive - CFA) d'avoir les honneurs de la prestigieuse salle parisienne dédiée au cinéma muet, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, pour une carte blanche de 15 films de l'ère shanghaïenne.
C'est maintenant devenu un rendez-vous régulier à l'automne, le Festival Allers-Retours présente cette année sa sélection de courts-métrages de jeunes auteurs sinophones avec son programme Coming Of Age. Cette année, ce ne sont pas moins de quatre programmes qui seront projetés à Paris et à Lyon, pour un total de 21 films.
Parmi les films asiatiques de l’Étrange Festival 2026, on pouvait trouver Trapped de Zhang Qi, un thriller dans lequel un policier d'un petit village isolé dans le désert découvre la main mise d'un chef mafieux caché sur la localité et sa confrontation avec ses propres hommes pour un magot accumulé depuis de nombreuses années. Si elle montre ça et là des faiblesses dans son écriture, cette production de Chine continentale se révèle convaincante sur grand écran.
Tout juste arrivé à Taïwan pour y poursuivre sa carrière, l'un des plus grands artisans du cinéma classique hongkongais, Li Han-hsiang, réalise en 1965 Hsi Shih : la plus belle de toutes, une fresque monumentale consacrée à la guerre entre les royaumes de Wu et de Yue. La copie du film, restaurée en 4K par le Taiwan Film & Audiovisual Institue, est maintenant disponible en Blu-ray chez Carlotta Films.
Cette année, l’Étrange Festival a choisi comme film d'ouverture le wuxiapian (film de chevalerie chinois) ayant rapporté le plus d'argent non seulement en Chine, mais dans le monde, détrônant Tigre et Dragon. Le métrage marque aussi le grand retour derrière la caméra de Yuen Woo-ping pour un projet d'ampleur, dont au cours des huit dernières années nous n'avions pu découvrir que le chapitre de Septet. Le Sabre des Gardiens (镖人:风起大漠, littéralement "garde du corps : le vent se lève dans le grand désert") est une adaptation d'un manhua éponyme, et se présente comme un wuxia très classique dans son esprit mais aussi comme une célébration de l'art du réalisateur, la grande force du film étant ses chorégraphies martiales.
Parmi sa sélection asiatique, l’Étrange Festival 2026 a choisi de présenter le blockbuster de nouvel an à effets spéciaux taïwanais de l'année, Kung Fu de Giddens Ko, inspiré de son propre roman de 2001. Sur le fond, il s'agit d'un récit d'origine de super héros classique, mais sur la forme c'est un véritable chant d'amour aux films d'arts martiaux sous toutes leur forme, dans toutes leurs folies et excès. Un excentrique sans domicile fixe décide de faire de deux lycéens losers mais gentils les héritiers de sa secte martiale, et bien sûr, ils sont bientôt confronté à la noirceur du monde et à leur rapport à la chevalerie.