Deux ans après le deuxième opus, le divorce est consommé, John Woo est parti et Tsui Hark reste seul aux commandes de la saga du Syndicat du Crime. Reprenant l'idée de son comparse pour le deuxième opus, il décide de raconter un épisode de la jeunesse de Mark au Vietnam, mais paradoxalement, il produit un film à la fois personnel et éloigné du reste de la série, que HK Video et Metropolitan nous proposent de retrouver dans le troisième boîtier de leur somptueux coffret.
C'est maintenant devenu un rendez-vous régulier à l'automne, le Festival Allers-Retours présente cette année sa sélection de courts-métrages de jeunes auteurs sinophones avec son programme Coming Of Age. Cette année, ce ne sont pas moins de quatre programmes qui seront projetés à Paris et à Lyon, pour un total de 21 films.
Cela fait maintenant quelques années qu’un film de Miike Takashi n’était pas parvenu jusqu’aux écrans de nos salles françaises (même si sur petit écran sa série adapté d’Onimusha avait été très bien reçue), après le sympathique First Love, il y a maintenant sept ans. Comme toujours chez cet auteur polymorphe, on ne sait pas forcément […]
L’Étrange Festival a peut-être trouvé son titre le plus polémique de l'année au Kazakhstan, avec Sicko d'Aitore Zholdaskali. Violent, sciemment mal aimable et profondément outrancier, le film décide d'explorer une relation toxique dans un mélange volontairement problématique de comédie noire et de drame, en nous racontant l'histoire d'un petit escroc qui, pour rembourser ses dettes, essaie de faire passer sa femme pour atteinte d'un grave cancer, passablement avancé.
L’Étrange Festival aime Park Hoon-jung, et après lui avoir donné la place d'honneur avec The Childe en ouverture il y a quelques années, elle l'accueille de nouveau avec son excentrique Tristes tropiques. Le film est un peu un rejeton très webtoon de The Witch et The Childe, un divertissement décomplexé plus intéressé à faire des séquences mémorables qu'à raconter une histoire. Si on cherche les talents de scénariste de Park, on sera déçu, si on veut le voir jouer avec ses jouets dans une élégie de la violence, on est au bon endroit.
Cette année, l’Étrange Festival a choisi comme film d'ouverture le wuxiapian (film de chevalerie chinois) ayant rapporté le plus d'argent non seulement en Chine, mais dans le monde, détrônant Tigre et Dragon. Le métrage marque aussi le grand retour derrière la caméra de Yuen Woo-ping pour un projet d'ampleur, dont au cours des huit dernières années nous n'avions pu découvrir que le chapitre de Septet. Le Sabre des Gardiens (镖人:风起大漠, littéralement "garde du corps : le vent se lève dans le grand désert") est une adaptation d'un manhua éponyme, et se présente comme un wuxia très classique dans son esprit mais aussi comme une célébration de l'art du réalisateur, la grande force du film étant ses chorégraphies martiales.