Cette année au Festival Lumière, la délégation taïwanaise a apporté au public lyonnais un film du Nouveau cinéma taïwanais en version restaurée : L'Allée des osmanthes de Chen Kun-hou, sorti en 1987.
Bien que prolifique, le réalisateur de la nouvelle vague malaisienne Edmund Yeo ne nous avait pas laissé de long-métrage signé de sa main depuis 2021 et sa production japonaise Moonlight Shadow. Au Toronto International Film Festival (TIFF) 2026, il revient avec The Age of Goodbyes, une somptueuse coproduction taïwano-malaisienne adaptée du roman de sa compatriote Li Zishu ; un long-métrage qui mêle bien des concepts avec brio.
L'association Iran Ciné Panorama a décidément choisi des films radicaux pour cette deuxième édition de son festival, comme en témoigne la présence de The Wasteman d'Ahmad Bahrami. Troisième volet d'une trilogie initiée en 2020 avec The Wasteland, puis The Wastetown en 2022, ils s'agit d'un film en noir et blanc, format académique, sans paroles ni musique, avec un seul personnage, dans un style inspiré par Bela Tarr… Dans une ville désertée, un homme descend vers un cimetière en tirant une carriole : il vient enterrer son chien.
Après le confinement, dans la fièvre de "Femme, vie, liberté", Mahboube Gholami décide de louer sa maison pour le tournage d'un court métrage. L'expérience la fait passer par des états très différents. Son aventure est le point de départ de Moi, Maryam, les enfants et 26 autres personnes de Farshad Hashemi, dans lequel elle joue son propre rôle, qu'Iran Ciné Panorama a choisi cette année comme film d'ouverture du festival L'Iran, par delà les frontières.
Pour la deuxième année, l'association Iran Ciné Panorama nous permet de découvrir des œuvres rares du monde persan. Parmi ces films, on retrouve l'étonnant Blueish de Vahid Parshad, finalisé en 2025, avant la guerre en cours. C'est un portrait à la fois glaçant et tendre des inquiétudes de la jeunesse iranienne, filmé avec un parti pris très assumé.
Une fois n'est pas coutume, le Festival Si loin, si proche s'ouvre cette année à de nouvelles aires géographiques par l'invitation de l'indonésienne Natasha Tontey, présente avec trois films d'une demi-heure chacun. Primate Visions : Macaque Macabre était présenté dans le cadre du festival, suivi d'un entretien avec la créatrice, les deux autres œuvres sont toujours visibles au sein de son installation présente à la Ferme du Buisson jusqu'au 12 juillet 2026. Vidéaste et plasticienne, la réalisatrice travaille à se réapproprier les mythes indonésiens, à travers une relecture à la fois kitch et cérébrale de l'imaginaire filmique du pays, en particulier son goût pour le cinéma de genre.