Dans le cadre du Festival du Film Taïwanais à Paris, le Centre Culturel Taïwanais a décidé de mettre en avant une curiosité, un des dessins animés les plus célèbres de la production 2D de l'île, La Grand-mère et ses fantômes de Wang Shau-Di.
Le Festival du Film Taïwanais à Paris et Carlotta ont cette année permis au public de découvrir un film classique du patrimoine taïwanais, Un Père et sa fille de Lee Hsing. Multi-primé lors de la troisième cérémonie des Golden Horse en 1965, il est l'un des emblèmes du courant dit du "film réaliste sain", dédié à la magnification de la société rurale taïwanaise.
Le Festival du Film Taïwanais de Paris permettait cette année de découvrir un film grand public sur un sujet historique, à la manière de la mode coréenne des dramas utilisés pour revisiter l'histoire récente du pays. The Photo from 1977 de Phil Tang et Frank Cheng, sous des atours de film nostalgique sur un triangle amoureux dans les années 1970 est aussi l'occasion d'évoquer l'incident de Zhongli, la première révolte démocratique taïwanaise d'ampleur depuis 1940. Sans être un film pleinement militant, cette œuvre est notable en ce qu'elle participe à un mouvement de réappropriation de l'histoire pré-démocratique du pays.
Passé par la Berlinale et le Festival de Hong Kong, Eel, premier long métrage de Chu Chun-Teng a été présenté lors de cette saison du Festival du Film Taïwanais à Paris. Actif depuis une dizaine d'années dans le domaine du court métrage et des installations, il a développé un regard spécifique, tourné vers la poésie et l'expérimentation. Davantage un poème filmique qu'un véritable récit, le film présente la rencontre d'un homme hanté par le passé et d'une femme mystérieuse, sur la presqu'île de Shezi, quelque part entre le rêve et la réalité.
Pour la deuxième édition du Festival du Film Taïwanais à Paris, c'est le premier long-métrage de Tsao Shih-han, Before the Bright Day qui a été choisi comme film d'ouverture. Se déroulant en 1996, année de la première élection démocratique sur l'île de Formose, le récit se veut surtout un coming-of-age comme allégorie de l'avenir de la société taïwanaise.
Après une première édition en 2025, le Festival du film taïwanais à Paris, émanation du Centre culturel de Taïwan à Paris, revient à la Filmothèque du Quartier Latin, du 1er au 10 avril 2026.