En deux films (A Girl at My Door et About Kim Sohee), July Jung s'est affirmée comme un nom important du cinéma coréen contemporain. Dora, son troisième long métrage a été présenté lors de la Quinzaine des Cinéastes du Festival de Cannes et revient pour une avant-première à l'occasion du FFCP. Relecture et réinvention du point de vue féminin d'un cas relaté par Freud, fameusement non résolu, la réalisatrice présente ici une œuvre vraiment singulière sur les regards, les jugements et le rapport à la norme.
La 21ème édition du Festival du Film Coréen à Paris s'est ouverte avec le très attendu The Assassin(s), nouvel opus d'Hur Jin-ho. Le film, qui évoque un des épisodes les plus marquants de l'histoire contemporaine de la Corée du Sud, est précédé des controverses ayant perturbé sa sortie dans le pays. Visant bien plus haut que ses détracteurs, The Assassin(s) se confronte aux secrets des puissants à travers le regard de citoyens en quête de vérité.
Pour sa 21ème édition qui se déroulera du 27 octobre au 3 novembre 2026 au Publicis Cinéma des Champs-Élysées, le Festival du Cinéma Coréen à Paris (FFCP) a prévu pas moins de 21 longs-métrages, les sessions de courts-métrages habituelles et de nombreux invités !
Cette année, le Festival du Film Coréen à Paris (FFCP) a mis à l'honneur une réalisatrice de documentaires venue de Gwangju, Yang Juyeon, présentant la majorité de son œuvre, un court métrage dédié à la lutte des personnels d'entretien de son université, Song of Tommorow, deux films sur l'histoire des événements de Gwangju vus à travers le regard de ses habitants, 40 et The Trail of Grandma's Home, et un long métrage parlant de la place des femmes en Corée à travers un secret de famille, My Missing Aunt.
Présenté en présence de son réalisateur Hwang Byeong-gug au Festival du Film Coréen à Paris (FFCP), Yadang: The Snitch est l'un des thrillers coréens les plus efficaces de la période post COVID, avec une parenté évidente avec les Veteran de Ryoo Sang-wan. Le film mélange une envie de grand spectacle avec une volonté presque documentaire dans la représentation du rapport à la drogue en Corée. Un indic se retrouve pris dans dans un jeu de pouvoir entre trafiquants de drogues et politiciens corrompus. Avec l'aide d'un policier trop intègre pour son bien, ils décident de faire tomber ceux qui les ont trahis.
La lauréate du prix Flyasiana récompensant le court métrage élu par le jury professionnel l'année précédente était invitée à présenter l'ensemble de son travail au public du Festival du Film Coréen à Paris (FFCP). Cette année, c'est donc la réalisatrice Jung Haeyoon, autrice du beckettien Rest Area qui était à l'honneur, présentant aussi ses deux autres cours, Waste Area et Summer's Nuances. L'occasion de découvrir une jeune réalisatrice prometteuse, donc l'univers est assez à part dans le monde de la production sud-coréenne.