L’Étrange Festival aime Park Hoon-jung, et après lui avoir donné la place d'honneur avec The Childe en ouverture il y a quelques années, elle l'accueille de nouveau avec son excentrique Tristes tropiques. Le film est un peu un rejeton très webtoon de The Witch et The Childe, un divertissement décomplexé plus intéressé à faire des séquences mémorables qu'à raconter une histoire. Si on cherche les talents de scénariste de Park, on sera déçu, si on veut le voir jouer avec ses jouets dans une élégie de la violence, on est au bon endroit.
Avec The Ugly, Yeon Sang-ho transforme l'enquête sur la disparition d'une femme à la fin des années 70 en une démonstration sur la lutte entre le bien et le mal et l'éternellement recommencement de l'histoire. Un film qui s'inscrit parfaitement dans l'œuvre du réalisateur sud-coréen, et qui est à voir en salles via KMBO depuis le 29 juillet.
Un nouveau Hong Sang-soo sort en DVD ! HSS pour les intimes, c'est ce cinéaste sud-coréen, à l'extrême bord de la marge industrielle qui, en adaptant l'économie de ses budgets à la sobriété de ses productions, a réussi à composer depuis 1996 une Œuvre de 33 longs-métrages. S'il fait passer ses pairs pour des paresseux, il n'en connaît pas la même renommée institutionnelle. Néanmoins, par sa radicalité, la transparence de son style qui permet à celles et ceux qui aiment ses films de s'y projeter pour y composer un amour d'artifice, grâce à cette faculté à nouer une relation étroite avec son public, Hong a construit des fidèles. Et le cœur du problème de ses derniers films, y compris de Ce que cette nature te dit, on peut le présumer, vient de là : des aficionados de Hong Sang-soo.
Ce mercredi 8 juillet, Damned Distribution choisit de nous faire découvrir un film véritablement atypique, The Fin ("L'aileron") du coréen Park Syeyoung. Des les premières images, on est confronté à une évidence, il ne s'agit pas d'un simple film de science-fiction mais d'un film d'auteur à l'esthétique très travaillée, descendant d'œuvres comme La Jetée de Chris Marker.
L’un des succès surprise du cinéma coréen de 2025 arrive cette semaine en France. Noise, premier film de Kim Soo-jin, c’est un hommage assumé et très référencé à toute une partie de l’histoire du cinéma d’horreur asiatique mais aussi un film qui se joue de l’actualité spécifiquement coréenne et les interrogations sur le rapport aux […]
Le nouveau cinéma sud-coréen de Barnabé Sauvage est une réflexion historique, économique et esthétique sur la période 1996-2019, qui a vu le développement du cinéma de Corée du Sud et le succès d'une partie de sa production à l'étranger, culminant avec le multi-primé Parasite de Bong Joon-ho. Que peut-on dire de ce nouveau cinéma ? À quel point est-il homogène ? Propose-t-il une alternative aux films à grand spectacle d'autres pays ? En quoi est-il typiquement coréen ?