C'est l'un des films événements de ce NIFFF : Deadline de Kiwi Chow est une œuvre auréolée de scandales avant même d’atteindre les écrans. Interdit de tournage puis de diffusion à Hong Kong et filmé à Taïwan, il s’agit d’une dystopie sur la course à la réussite scolaire et l’aliénation qu’elle produit.
Second film de Naito Eisuke pour cette édition 2026 du NIFFF, Blood on Snow est un film d’horreur un peu plus classique qui, malgré ses très nombreuses qualités, peine à proposer une nouvelle itération intéressante du film de fantômes japonais.
Filmé entièrement à l’iPhone, le premier long-métrage du Philippin P. R. Monencillo Patindol impressionne par sa maîtrise technique et narrative. I Grew an Inch when my Father Died était projeté au Festival international du film fantastique de Neuchâtel dans la section Third Kind.
Le Chat qui fume a sorti en Blu-ray le film Tomie de 1998, signé Oikawa Ataru et adapté du célèbre manga d'horreur d'Ito Junji. Produit en pleine mouvance de la J-Horror, le film jouit de cette atmosphère si particulière des fictions nippones de la fin des années 1990, tout en ne convaincant pas pleinement en matière de mise et scène et de réappropriation du mythe de Tomie.
Bi Gan signe un nouveau chef-d’œuvre avec Resurrection, odyssée hallucinée célébrant notre capacité à rêver, avec le cinéma comme porte d'entrée et comme révélateur. Un des sommets de la Sélection officielle du Festival de Cannes 2025, désormais disponible en édition Blu-ray chez Potemkine.
Cette année, le NIFFF nous gratifie de la présence de la suite d'un des films japonais chouchous des festivals de l'année dernière : Onsen Shark/Hotspring Shark. Le réalisateur Inoue Morito revient, avec la promesse d'un film encore plus fou "avec trois fois plus de requins" mais financé entièrement par crowdfunding pour éviter la peur lié à l'inflation mercantile des budgets après un film culte. Le pari est tenu avec Great Kyushu Showdown, qui porte en lui tout l'héritage et l'enthousiasme enfantin des films japonais excentriques sans budget, glorieusement mis au service du genre du film de requin, et même plus précisément du sous-genre de l'éruption de requins hors de l'eau.