Comment se construit-on en tant que femme dans un régime théocratique qui réprime toute velléité d’émancipation ? C’est à cette question qu’a tenté de répondre Massoud Bakhshi, en filmant pendant dix-huit ans ses nièces de manière informelle. De cet amas d’archives, le réalisateur iranien a tiré Toutes mes sœurs, un documentaire saisissant à découvrir dès le 3 juin en salles avec Pyramide Films.
C’est un pas immense pour le cinéma népalais. Pour la première fois de l’histoire du Festival de Cannes, un film du pays était projeté en compétition. Sélectionné dans la catégorie Un Certain Regard avec Les Éléphants dans la brume, le réalisateur Abinash Bikram Shah a reçu le Prix du jury.
Au cœur de la Thaïlande bouddhiste, Sompot Chidgasornpongse puise dans ses propres souvenirs pour mettre en scène le périple d’une famille en quête de bon karma pour leur aïeule mourante. Le film, efficace malgré quelques longueurs, était présenté à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes.
Hommage poignant à la résilience iranienne face à l'oppression et aux espoirs déçus, le premier documentaire de Pegah Ahangarani a été projeté en séance spéciale au Festival de Cannes. Bouleversant.
C’est dans une version remarquablement restaurée que Report to Mother de John Abraham a été présenté à Cannes Classics en première mondiale. Seul long-métrage indien sélectionné au Festival cette année, ce film ancré dans la pensée marxiste et tourné en 1986 continue de surprendre par sa modernité et sa radicalité.
Installée en France depuis plus de vingt ans, l’iranienne Mahsa Karampour livre avec Dans la gueule de l’ogre un premier long-métrage documentaire éminemment intime. Programmé au Festival de Cannes dans la sélection de l’ACID, le film fait le portrait d’une relation frère-sœur abîmée par l’exil.