Le NIFFF faisait la part belle à Taïwan cette année en présentant non seulement Deadline mais aussi le polar Dead End de Chan Chun-hao, auteur déjà remarqué dans le genre, nominé trois fois aux Taipei Films Awards. Sous influence du cinéma des frères Safdie, le réalisateur essaie de combiner le plus efficacement possible en à peine plus d'une heure et demie, la ville avec un sombre secret, le cynisme du traitement des personnes âgées, la corruption et la nécessité de dépasser les conflits familiaux. Le résultat a les défauts de ses qualités, efficace et sans temps morts mais ne s'attardant en conséquence pas toujours assez sur certaines de ses pistes.
Présenté pour la première fois en festival en 2021, La Dernière séance de Nan Palin a connu un parcours semé d’embûches avant de pouvoir être distribué en France. C’est finalement le spécialiste des sorties indiennes, Friday Entertainment, qui offre au film une diffusion dans nos salles. Un récit imparfait mais débordant de tendresse et de sincérité à ne pas manquer.
Quelques années après nous avoir permis de découvrir Ohku Akiko avec Tempura, Arthouse nous propose de retrouver son univers doux amer avec Sous le ciel de Kyoto. Commençant comme une jolie et inoffensive comédie romantique un peu fantaisiste, le film révèle progressivement sous la fausse superficialité de sa forme ses vraies profondeurs et toute sa force affective, sans se départir de son ton particulier.
Match Monde de Kurashi Ryusuke dessine une réalité où la bagarre se fait par une application entre des jeunes. Si ce résumé semble rappeler les folies des grandes heures du V-cinema, l'œuvre rappelle surtout que ce moment du cinéma japonais est bel et bien mort.
Le jeune cinéaste vietnamien Do Quoc Trung offre avec Phi Phong: The Blood Demon une incursion fascinante dans l’horreur locale. Entre les codes du genre et la particularité rare du folklore vietnamien advient une œuvre juste et maîtrisée.
Joko Anwar revient aux affaires horrifiques par une approche singulière dont il a le secret. Ghost in the Cell, comme l’indique le ton parodique du titre, opère entre comédie burlesque et un film de prison qui se voudrait pamphlet politique. Étrange mélange.