Cet été, Roboto Films a choisi de proposer une belle édition du dernier long-métrage d'Imamura Shohei, De l'eau tiède sous un pont rouge, datant de 2001. C'est un film assez atypique, mélangeant divers aspects de la filmographie de son auteur, à la fois drôle, poétique et profondément étrange, dans lequel Imamura réussit à transcender un sujet en apparence vulgaire en une fable finalement touchante.
Des fleurs pour Tokyo, récit sur la famille et l’architecture tokyoïte, est l’éclosion d’un jeune réalisateur japonais de 26 ans du nom de Danzuka Yuiga. Le style posé et lumineux de ce film, qui puise son inspiration en premier lieu dans le cinéma de Hou Hsiao-hsien, sonne comme une représentation cinématographique de ce Japon urbain […]
Le jeune éditeur vidéo asianophile Roboto Films édite pour la première fois en Blu-ray deux pépites méconnues de la science-fiction japonaise, produites par le studio Daiei : L'Homme invisible apparaît (1949) d'Adachi Nobuo et L'Homme invisible contre la mouche humaine (1957) de Murayama Mitsuo. Preuves numéro 4 378 que l'Histoire du cinéma mondial, depuis la France, regorge encore de joyaux inexplorés.
Yamaguchi Junta cède sa place de cinéaste à son scénariste Ueda Makoto pour mettre en scène une nouvelle itération du « cinematic universe » de la troupe Europe Keikaku. Cette fois-ci, pas de voyage dans le temps, mais des univers parallèles méta en pagaille avec You are the Film !
Quelques années après nous avoir permis de découvrir Ohku Akiko avec Tempura, Arthouse nous propose de retrouver son univers doux amer avec Sous le ciel de Kyoto. Commençant comme une jolie et inoffensive comédie romantique un peu fantaisiste, le film révèle progressivement sous la fausse superficialité de sa forme ses vraies profondeurs et toute sa force affective, sans se départir de son ton particulier.
Match Monde de Kurashi Ryusuke dessine une réalité où la bagarre se fait par une application entre des jeunes. Si ce résumé semble rappeler les folies des grandes heures du V-cinema, l'œuvre rappelle surtout que ce moment du cinéma japonais est bel et bien mort.