Le Black Movie 2025 a diffusé le film d’anticipation horrifique The Tenants, nouveau long-métrage de la réalisatrice sud-coréenne Yoon Eun-kyoung.
D’une mélancolie et d’une force visuelle prodigieuse, le nouveau documentaire de la réalisatrice Farahnaz Sharafi mêle archives personnelles et bobines anonymes des quarante-cinq dernières années pour raconter une autre histoire de l’Iran. Dans un régime oppressif, où même le bonheur est devenu criminel, les femmes ont construit un autre monde, leur “planète” intime, dont la force déborde et se déverse progressivement sur la société iranienne. My Stolen Planet n’a pas encore de date de sortie en France, mais est déjà à découvrir au festival Black Movie de Genève.
Le festival Black Movie propose cette année de redécouvrir Bright Future (ou Jellyfish) de Kurosawa Kiyoshi, portrait d'une jeunesse désemparée qui, s'il semble s'éloigner des thématiques habituelles du réalisateur, n'en est pas moins imprégné de sa patte troublante.
Le festival Black Movie 2025 en Suisse comporte une sélection de films asiatiques une nouvelle fois variée. Dans ce beau programme, se trouve un focus autour de l'actrice Suzzanna, reine du cinéma d'exploitation indonésien des années 80, avec notamment la projection de Sundel Bolong de Sisworo Gautama Putra, qui nous intéresse ici.
Wafa Ghermani, éminente spécialiste du cinéma taïwanais, propose dans le livre Le cinéma taiwanais, fictions d'une nation, aux éditions Mimesis, un essai passionnant sur les films de l'île de Formose, traçant autour d'eux les grandes thématiques qui animent le débat public autour de cet état à la position si délicate dans l'Histoire et la géopolitique moderne.
Le 10 novembre est sorti dans les salles japonaises, après avoir été en compétition au Tokyo International Film Festival (TIFF) 2023, (Ab)normal Desire de Kishi Yoshiyuki, un drame japonais qui questionne avec justesse la position du monstre au sein d’une société normée, en plongeant dans les profondeurs existentielles des “aquaphiles”.