C’était l’événement du Festival du film japonais contemporain Kinotayo 2015 : la venue du cinéaste Tsukamoto Shinya, chef de file du cyberpunk nippon avec la saga des Tetsuo. Invité à Paris pour présenter sa dernière œuvre, Fires On The Plain – une nouvelle adaptation du roman Nobi, déjà porté à l’écran en 1959 par Kon Ichikawa (lire notre critique ici) – le cinéaste nous a longuement parlé de cette plongée immersive et nécessaire dans l’horreur de la guerre, avant de nous abandonner pour une séance de Love de son ami Gaspar Noé, qu’il ne voulait rater sous aucun prétexte. On lui demandera la prochaine fois si le film lui a plu, l’occasion de poursuivre une discussion avec un réalisateur aussi charmant disponible, que ses films sont violents et malaisants. Par Marc L'Helgoualc’h et Victor Lopez.
Bonjour à tous et bienvenus sur East Asia pour notre 29ème podcast, consacré au cinéma japonais, à l'occasion du 10ème Festival du Cinéma japonais contemporain de Kinotayo. L'occasion de faire un point sur ce cinéma en companie de Martin Debat, d'Elvire Rémand, de Justin Kwedi, de Nicolas Lemerle, de Sidy Sakho, de Kephren Montoute et de Victor Lopez : bonne écoute !
Eros, Thanatos et un budget plus proche d'une présentation powerpoint que d'un vrai film : voilà ce que nous propose Haman, premier film du jeune Okabe Tetsuya, présenté ce dernier mois au festival Kinotayo. Ancien assistant de réalisateurs de goût comme Miike Takashi, il choisit pour son baptême de nous narrer l'aventure de Haruka, une adolescente qui apprend à ses dépends et à ceux de son partenaire, qu'il lui est impossible d'avoir des rapports sexuels sans tuer son compagnon.
Le Festival du cinéma japonais contemporain Kinotayo a pour aussi pour vocation de faire découvrir de nouveaux auteurs, comme Okabe Tetsuya, qui est venu présenter lors de cette 10ème édition son premier film auto-produit : Haman. Interview d'un réalisateur représentatif des nouveaux cinéastes japonais indépendants signants leurs films en marge de l'industrie cinématographique.
Fort de ses 4 millions d'entrées au Japon depuis sa sortie en Juillet 2015, le nouveau film signé Hosoda Mamoru a ouvert l'édition annuelle du festival Kinotayo. Celui que l'on présente comme "l'héritier de Miyazaki" confirme, avec Le Garçon et la Bête, qu'il est devenu l'un des réalisateurs majeurs du cinéma d'animation. Et surtout un réalisateur à part.
Cinéaste japonaise découverte au Festival de Cannes en remportant la Caméra d'Or pour son long métrage Moe no Suzaku en 1997, Kawase Naomi revient tout juste un an après avoir présenté le très beau Still The Water, avec un film qui, sous son apparence modeste, révèle en cours de visionnage des saveurs inattendues. À découvrir en salles le 27 janvier prochain, après sa présentation à Kinotayo 2015, dont il a fait la clôture.