Detective Dee 2 nous offrait des images folles à travers une virtuosité rare et une générosité dont seul le cinéaste hongkongais a le secret. Dans le troisième volet de la saga, Tsui Hark, après une escape dans l’univers de Stephen Chow, intègre dans son maelstrom cinétique une réflexion sur le pouvoir des images et la croyance. Donc sur le cinéma.
Après le triste mais magnifique La Femme qui est partie, le cinéaste philippin Lav Diaz retourne dans les troubles et la tragédie de l’histoire récente de son pays. La Saison du diable nous montre la violence du passé pour tenter de comprendre celle qui nous frappe aujourd’hui, ou du moins celle que l'on ressent.
Il y a bientôt un an, nous découvrions, au Festival du Film Coréen à Paris (FFCP), Battleship Island, l’aboutissement de la carrière du réalisateur coréen Ryoo Seung-wan. En quelque sorte, son manifeste, son œuvre somme et probablement son chef-d’œuvre. Si vous n'avez pu découvrir ce film en salles, vous avez désormais l'occasion de le faire chez vous, puisqu'il sort tout juste en DVD, Blu-Ray et Edition Director's Cut !
Colonel Panics de Cho Jinseok tente de donner une nouvelle vie à un cinéma subversif japonais qui semble avoir disparu. Le film, par son appropriation des nouvelles images, nous offre une vision transgressive du Japon et une digression dans les tréfonds de l’humanité dans la lignée de cinéastes provocateurs tel que Oshima Nagisa ou Kumakiri Kazuyoshi.
Hosoda Mamoru continue d’explorer la famille à travers des variations d’échelle, de corps ou d’espace-temps. Dans Mirai, ma petite sœur, il nous dévoile l’univers d’un petit garçon qui doit découvrir sa place dans sa famille à l’aune de la naissance de sa petite sœur. Le cinéaste revient à la douceur et la naïveté de l’enfance pour nous plonger dans une mélancolie universelle et existentialiste.
Les Éternels semble conclure en cycle pour Jia Zhang-ke. Il nous offre une œuvre qui pourrait contenir toutes les autres si nous nous laissons bercer par sa quête poétique qui n’est pas une quête de sens, mais de sensations. Le dernier film du cinéaste chinois ressemble à ses deux précédents, mais pourtant l’œuvre n’a pas la même résonance. Dans le mouvement circulaire qui berce le monde, le cinéma de Jia Zhang-ke a finalement fait un tour complet. Et c’est là que repose la beauté, voire la pureté du titre internationale : Ash is the Purest White.