Programmation du Festival Allers-Retours (23/01-06/02/2026)

Posté le 13 janvier 2026 par

Du 23 janvier au 6 février 2026, le rendez-vous incontournable du cinéma d’auteur sinophone Allers-Retours revient pour une 8e édition ! Celle-ci se déclinera à Paris du 23 janvier au 06 février entre le Musée des arts asiatiques Guimet, le Studio des Ursulines et le Pathé Les Fauvettes, ainsi qu’à Lyon du 26 janvier au 01 février au cinéma Lumière Fourmi. Deux séances spéciales sont également prévues à l’EHESS (Aubervilliers) et à la Médiathèque Jean-Pierre Melville (13e arrondissement de Paris).

Cette année, ce sont pas moins de 16 longs-métrages et 5 courts-métrages qui ont été sélectionnés par les équipes du festival, avec comme volontés premières de « composer un paysage cinématographique pluriel » et de « questionner ce que signifie aujourd’hui appartenir à un espace culturel étendu, éclaté, parfois fragmenté, toujours en mouvement » comme l’est le monde sinophone à travers le monde.

Pour accompagner la cérémonie d’ouverte, le film chinois The Sun Rises on Us All de Cai Shangjun, ayant concouru pour le Lion d’Or à Venise en septembre dernier, sera projeté dans l’auditorium du Musée Guimet.

Plusieurs films sont également prévus en ces mêmes lieux (mais, pas de panique, certains seront rediffusés dans d’autres salles au cours du festival !). Nous retrouverons ainsi West Border de Yan Luo, un thriller autour de deux affaires de meurtre possiblement liées entre elles par un phénomène étrange. Un film de patrimoine hongkongais, L’Arche (1968) de l’inestimable réalisatrice et figure politique retentissante T’ang Shu-shuen. Nighttime Sounds de Zhang Zhongchen, un bel exemple de réalisme magique, à hauteur d’enfant, dans lequel se nouent mémoire de la ruralité et blessures intimes. Et enfin A Journey in Spring de Peng Tzu-hui & Wang Ping-wen, un joli film taïwanais tourné en 16mm et en partie en langue hokkien.

La programmation se poursuit avec Pavane For An Infant de Keat Aun Chong, originaire de Malaisie, sur des femmes en quête d’autonomie corporelle face aux pressions sociétales et religieuses. The River That Holds Our Hands de Chen Jianhang, sélectionné au festival de Busan et à la fois projeté au Pathé Les Fauvettes et en séance spéciale à l’EHESS. Le film queer Bel Ami de Geng Jun, déjà montré au Chéries-Chéris récemment, aura également droit à une nouvelle projection.

Primé à l’occasion de plusieurs festivals internationaux, Wild Nights, Tamed Beasts de Wang Tong promet un thriller sombre et halluciné sur la traque d’un tueur en série. Plus doux, The Botanist de Jing Yi s’aventure dans un village au nord du Xinjiang où un jeune Kazakh mène une vie solitaire entouré de ses plantes. Le premier long-métrage de Dong Zijian, My Friend An Delie, invite quant à lui au voyage dans les souvenirs de jeunesse de deux amis d’enfance.

Premier documentaire de cette sélection, Baima Boy de Ye Bingjun s’inscrit dans le contexte de la Chine contemporaine en suivant Adi de ses 15 à ses 18 ans (l’une des séances sera organisée à la Médiathèque Jean-Pierre Melville et sera suivie d’un échange). Le second s’intitule Dancing Home, est réalisé par le Taïwanais Wang Chen-yi et suit le retour au pays d’un chorégraphe ayant autrefois quitté sa communauté autochtone pour poursuivre des études de danse. Enfin, le troisième et dernier documentaire de cette année (projeté en collaboration avec le festival Écrans de Chine) est Chasseuse de Maîtresse d’Elizabeth Lo, un portrait surprenant du secteur professionnel émergent des infidélités.

Un film d’animation a également rejoint la programmation. Il s’agit d’A Story About Fire de Li Wenyu, connu pour conjuguer l’animation contemporaine aux traditions artistiques chinoises, comme c’est ici le cas dans ce conte inspiré d’un mythe du peuple Qiang et dont l’univers visuel renvoie aux caractéristiques de la peinture traditionnelle avec beaucoup de poésie. Ce film marque le retour des emblématiques Studios d’animation de Shanghai.

En plus du programme de courts-métrages Coming of Age organisé par l’association chaque année, le festival Allers-Retours nous gratifie d’une séance spéciale de courts célébrant l’étrange sous toutes ses formes. Sont ainsi prévus deux films singapouriens, Through Your Eyes de Nelson Yeo et As If to Nothing de Pek Jia Hao & Ang Jia Jun. Dans une veine plus fantastique, l’envoûtant Mantra of Rebirth in Pureland de Xu Jianming. Et sur le terrain de l’horreur, le court d’animation Praying Mantis de Joe Hsieh et le film expérimental The No-One’s-Rose de Wendy Wang & Kirtan Hummelen.

Pour finir, la cérémonie de clôture sera accompagnée de The Waves Will Carry Us de Lau Kek-huat, un film étonnant sur la famille, les fractures culturelles et le deuil en Malaisie, dans un contexte où traditions, lois et croyances s’entrechoquent.

Toutes les informations sur le festival et la programmation sont à retrouver sur le site de l’Allers-Retours !

Richard Guerry.