Shimazu

SHIMAZU Yasujirô à la Maison de la culture du Japon !

Posté le 1 octobre 2010 par

Amis lecteurs, marquez vos agendas ! L’évènement asiatico-cinématographique de la première quinzaine d’octobre est sans nul doute la rétrospective « Yasujirô Shimazu ou les plaisir de la modernité » rendant hommage au maître méconnu du septième art nippon des années 1930. Cette anthologie unique en France se déroule actuellement du mercredi 6 au samedi 16 octobre à la Maison de la culture du Japon, à Paris (101 bis, quai Branly – 15ème). Ne manquez pas l’occasion de découvrir les 15 films de ce talentueux réalisateur, proposés en présence de Ichiyama Shôzô, Directeur de la programmation du Tokyo Filmex International Film Festival. Profitez aussi de la projection de Okoto et Sasuke (1935), en entrée libre le vendredi 8 et le samedi 16 à 17h. East Asia sera également sur place pour vous tenir informer et décortiquer la verve d’un cinéaste méritant notre toute notre considération.

Shimazu Yasujirô en quelques dates

Né le 3 juin 1897 à Tokyo, mort à seulement 48 ans dans sa ville natale le 18 septembre 1945. Réalisateur, scénariste (voire écrivain); il aura eu le temps de diriger plus de 50 films entre 1922 et 1944, dont 18 écrits de sa propre plume. Dans le style des studios Shochiku, il voue une affection particulière aux mœurs familiales d’une certaine bourgeoisie de son époque, tout en marquant les esprits par le goût de l’avant-garde aussi bien dans le drame que les comédies. En fin de carrière, il collabore notamment avec Nakai Asakazu sur Hana no chizu (1942) et Nichijô no takakai (1944), directeur de la photographie ayant participé à l’esthétique des tournages d’un certain Kurosawa Akira. A contre courant, Shimazu contribua a révéler quelques stars masculines tels que Saburi Shin , Sano Shûji et Uehara Ken, parmi la pléthore d’actrices systématiquement en tête d’affiche.

Après une amnésie passagère, Shimazu suscite à nouveau l’intérêt de ses contemporains, voire un engouement renforcé dans son pays, tant il a influencé le cinéma japonais des années 1950, en particulier à travers les thématiques de Ozu Yasujirô (1903-1963) et la spontanéité de Naruse Mikio (1905-1969).

Dorian Sa.

Toutes les informations sur la rétrospective sur le site de la Maison de la culture du Japon.

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