Du 18 au 27 janvier se déroulera à Genève, en Suisse, la nouvelle édition du très décomplexé Festival Black Movie, dont on découvre maintenant la programmation asiatique !
Colonel Panics de Cho Jinseok tente de donner une nouvelle vie à un cinéma subversif japonais qui semble avoir disparu. Le film, par son appropriation des nouvelles images, nous offre une vision transgressive du Japon et une digression dans les tréfonds de l’humanité dans la lignée de cinéastes provocateurs tel que Oshima Nagisa ou Kumakiri Kazuyoshi.
Après une dizaine de courts métrages prisés des initiés et des aventuriers visuels, Bertrand Mandico livre avec Les Garçons sauvages son premier long métrage, qui bénéficie depuis quelques mois d'une hype hallucinante, d'une "montée de sève", totalement justifiée, à coup d'avant-premières et projections épiques dans divers festivals (L'Étrange Festival, les Journées Cinématographiques Dionysiennes, etc.). Que l'on soit familier avec l'oeuvre de Mandico ou totalement novice, la vision des Garçons sauvages est un moment marquant, une jubilation de tous les instants, de la scène d'ouverture au générique. On plonge littéralement dans cet univers troublant, organique, ultra-référencé, qui fleure bon la décadence fin-de-siècle. Citer les écrivains, artistes ou réalisateurs convoqués dans cet univers nous ferait écrire une phrase de name-dropping qui ne jurerait pas dans Glamorama de Bret Easton Ellis : William Burroughs, Jules Verne, Arthur Rimbaud, Jean Cocteau, Jean Genet, Rainer Werner Fassbinder (le clin d’œil à Querelle et ses bittes d'amarrage en forme de pénis), David Cronenberg, Nikos Nikolaïdis... Et les cinéastes japonais dans tout ça ? L'influence nippone a d'emblée sauté aux yeux des rédacteurs d'East Asia. C'était donc l'occasion de rencontrer Bertrand Mandico pour parler de son film et de connaître son rapport au cinéma japonais.
C'est en toute logique lors de la 9ème édition de l'Okinawa International Movie Festival, dans le lieu même de l'action du film, que le public a pu découvrir le premier film de l'écrivain Roger Pulvers, Star Sand. Rencontre avec jeune réalisateur australien de 73 ans amoureux du Japon.
Notre festival préféré de la rentrée, L'Etrange Festival, est de retour du 7 au 18 septembre au Forum des images ainsi qu'au cinéma Les Fauvettes. Toujours autant de folie, de sang, de comédie, de sexe... On regarde de suite la programmation asiatique !
La rétrospective consacrée à Ôshima cette année à la Cinémathèque Française, en parallèle à la sortie chez Carlotta des DVD qui bouclent (presque) la collection, donne l’occasion de comprendre pourquoi le cinéaste apparaît comme l’un des plus grands réalisateurs japonais de la seconde partie du XXème siècle.