L'année 2016 du Festival Regards d'Ailleurs s'était focalisée sur la Pologne. Cette année, le festival de la région Centre bifurque encore un peu plus à l'Est, vers la Corée ! Il se déroulera du 8 mars au 5 avril et si vous habitez dans le coin, vous n'avez plus aucune raison de ne pas y aller vu la programmation !
Après 4 ans d'absence, Bong Joon-ho redonne signe de vie avec Okja dont on découvre le premier teaser. Ce sera son deuxième long-métrage américano sud-coréen (le premier étant Snowpiercer) et sa deuxième collaboration avec Tilda Swinton (Doctor Strange).
2016 ou une année sans suspens ? Alors que l'an passé (lire ici), plusieurs grands cinéastes auraient pu prétendre à la première place de notre classement des meilleurs films, finalement remporté par Kore Eda-eda et son Notre petite soeur (Lav Diaz, Apichatpong Weerasethakul, Jia Zhang-ke), c'est cette année le retour de Na Hong-jin avec The Strangers qui a dominé sans conteste notre Top 2016. Un élément qui vient appuyer la suprématie absolue du cinéma coréen, qui fait un retour en pleine forme et occupe la moitié de notre classement avec 5 films. Le Japon reste bien placé, mais surtout grâce à Sono Sion et la belle découverte de Mipo Ô (on peut aussi rajouter l'animation avec quelques excellents films comme your name. et Le Garçon et la bête qui arrivent juste après dans le top). Enfin, la Chine n'est présente que dans ses marges avec le retour de Hou Hsiao Hsien et la découverte de l'année : Bi Gan et son formidable Kaili Blues.
Bonjour à tous, et bienvenus sur East Asia pour notre Podcast Bilan 2016 ! Comme chaque année, c'est l'occasion pour nous de faire un point sur les événements cinématographiques des 12 derniers mois en partant de l'Asie, pour élargir au reste du monde, en compagnie d'Antoine Benderitter (rédacteur en chef de Il était une fois le cinéma), Gaël Martin (rédacteur en chef de Cinématraque), Samir Ardjoum, Sidy Sakho, Lila Gleizes, Elvire Rémand, Kephren Montoute, Nicolas Lemerle, Justin Kwedi, Martin Debat, Marc L'Helgoualc'h et Victor Lopez. Bonne écoute !
Cette année encore, le FFCP (Festival du Film Coréen à Paris) a fait honneur aux femmes réalisatrices coréennes. Largement représentées au fil des éditions, nous avons pu constater l'importance de ces artistes et de la diversité de points et de thèmes qu'elles apportent au sein de cette industrie cinématographique à force de talent et de persévérance. Et c'est donc sans grande surprise que le prix du public inaugural fut décerné à Lee Kyoung-mi pour son excellent thriller The Truth Beneath. Encore inconnue du grand public en France, cette talentueuse réalisatrice a fait ses débuts comme assistante de Park Chan-wook sur Lady Vengeance, et elle a réalisé son premier long métrage en 2008 Crush and Blush, co-écrit et produit par son mentor. Récompensée au Blue Dragon Film Awards en 2008 comme meilleure nouvelle réalisatrice, elle revient huit ans plus tard avec The Truth Beneath et confirme avec brio son statut d'auteure à suivre.
L’atmosphère a changé autour du cinéma en Corée du Sud. Cela se voit dans les salles, dans les statistiques, dans les revues de presse aussi bien que dans les festivals internationaux. On s’attendait à autre chose vu que la double année franco-coréenne battait son plein. Mais à part des hommages concoctés de manière théorique sans beaucoup d’effets sur le terrain – comme en octobre 2015 au festival de Busan -, les films français n’ont pas spécialement brillé. Par contre, les films sud-coréens avaient fait parlé d’eux au dernier festival de Cannes, et je doute que ce soit une affaire liée à la célébration de l’année franco-coréenne. Il s’agit plutôt d’un changement en profondeur de l’économie du cinéma en Corée du Sud. Car, en fait, c’est du côté américain et sud-coréen que le cinéma a le plus évolué.