Le cinéma Videodrome 2, à Marseille, accueillera un court cycle de cinéma coréen du 21 au 26 mai !
Le Filmosa Festival, festival parisien dédié au cinéma taïwanais, aura lieu du 12 au 14 avril à la Filmothèque du Quartier latin. Cette deuxième édition nous fera découvrir le paysage diversifié de la production taïwanaise contemporaine à travers une programmation de 7 long-métrages et de 10 court-métrages.
Huit années que nous n’avions plus de nouvelles ou presque. Depuis son précédent film, le très beau Poetry, récompensé du prix du meilleur scénario au Festival de Cannes, le nom de Lee Chang-dong s’est fait sacrément rare sur les affiches de cinéma, hormis au poste de producteur pour le premier film de sa protégée July Jung : A Girl at My Door. Notre film de l'année 2018, Burning, sort enfin en DVD et Blu-Ray chez Diaphana.
Il est temps de faire le point sur l'année 2018 dans les cinémas coréens.
Il y a cette année comme une évidence indiscutable : Burning de Lee Chang-dong a dominé notre année cinématographique, planant bien au delà des autres sorties asiatiques. Il écrase notre numéro 2, qui lui a pourtant volé cette année à Cannes la Palme d'or : Une affaire de famille de Kore-eda Hirokazu, que l'on a aimé plus qu'admiré. Sa reconnaissance est méritée, mais il vient parachever, certes avec perfection, une méthode déjà à l'oeuvre depuis plusieurs films. On aurait aimé que son audace politique se déplace aussi sur le terrain formel pour toucher les sommets tranchants d'un Nobody Knows en 2003. A part le choc suscité par le Lee Chang-dong, notre classement est à l'image du film de Kore-eda, venant récompenser des valeurs sûres et connues (Hosoda, Hong Sang-soo), parfois déjà plébiscitées les années passée, et revues en 2018 à l'occasion de tardives sorties françaises (Senses, Battleship Island, et même L'Aiguille, redécouvert grâce à une belle sortie vidéo concomitante avec celle du très beau Leto en salles), donnant une impression étrange de confirmation un peu stagnante. Heureusement, la découverte de Microhabitat, le premier film de Jeon Go-woon, véritable coup de cœur de l'année, apporte un peu de fraîcheur à notre classement, et on ne peut qu’espérer d'autres découvertes de ce genre pour l'année qui arrive ! En attendant, bonnes (re)découvertes et belle année 2019 !
Le Festival du Cinéma Coréen à Paris (FFCP) est l'occasion de découvrir les premiers longs-métrages de jeunes cinéastes. C'est le cas avec A Haunting Hitchhike de Jeong Hee-jae, projeté en 2017 au Festival de Busan. Un film initiatique doublé d'un drame familial et social qui ne sombre jamais dans le misérabilisme : Jung-ae, 16 ans, vit seule avec son père. Sa mère les a quittés des années plus tôt. Sa meilleure amie connaît la situation inverse, vivant avec sa mère et ne connaissant pas son père. Les deux adolescentes décident de retrouver ensemble les parents qui les ont abandonnées. A Haunting Hitchhike est l'un des bonnes découvertes du festival !