La carte blanche de la NFAJ à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé était l’occasion de rediffuser Le Fil blanc de la cascade de Mizoguchi Kenji. Ce film du grand réalisateur que l'on ne présente plus est rarissime : non seulement il est l'un des quelques rescapés de sa période muet (aujourd'hui presque entièrement invisible), mais il est en plus complet. Et comme toujours à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, les séances sont accompagnées musicalement par des artistes. Ici, la séance était accompagnée au piano par Thomas Lavoine.
Voilà un évènement qui devrait ravir les amateurs de cinéma muet. La Fondation Pathé offre une carte blanche aux archives nationales du film japonais (NFAJ) en octobre, du 18 au 28, avec la projection d'un ensemble de films japonais muets, du long au court métrage, animation, fiction et documentaire.
1964. Shindo Kaneto, doyen des auteurs de films taiyozoku (de « la troupe du soleil ») des années 50, réalise son 19ème film (des 46 qui composeront son Œuvre). Oshima a alors déjà réalisé sa Trilogie de la jeunesse (Une Ville d’amour et d’espoir, Contes cruels de la jeunesse et L’Enterrement du soleil) et Shindo signé son chef-d’œuvre (L’Île nue). Au mitan des années 60, comme la française, la Nouvelle Vague japonaise atteint à la fois son apogée et son plafond de verre. C’est ce dont Onibaba s’est vu reproché, en France, à sa sortie. L'édition de la version restaurée par Potemkine Films, pour la première fois en DVD et coffret Blu-ray (complété de 2 analyses bonus), permet de voir ce qu’il en est, près de 60 ans après.
Aux éditions Jacques Flament, Le bonsaï qui cache la forêt s'essaye à l'exercice sagace et périlleux de rafraîchir les innombrables ramifications du cinéma japonais de la tradition à partir de quatre de ses plus éminents metteurs en scène : Ozu Yasujiro, Mizoguchi Kenji, Naruse Mikio et Kurosawa Akira. Une anthologie croisée par la plume avisée d'Alain Michel Jourdat, parue le 10 avril 2023.
L'hiver dernier, Carlotta Films avait fait le bonheur des cinéphiles passionnés de cinéma japonais en sortant, et dans de somptueuses copies restaurées, six films de la réalisatrice Tanaka Kinuyo. Cinq chefs d'œuvre du cinéma nippon d'après-guerre. Les malchanceux qui les auraient ratés sur grand écran peuvent cependant maintenant les (re)découvrir via la sortie d'un coffret regroupant l'intégralité de cette rétrospective. On se penche désormais sur les (nombreux) bonus du coffret.
Borealia Films continue d'accompagner Petite Forêt, réalisé par Yim Soon-rye, avec une édition en DVD assorti d'un beau livret autour du film. L'occasion de découvrir ou re-découvrir cette lumineuse chronique portée par Kim Tae-ri, sortie discrètement sur les écrans à l'été 2019.