Après 3 court-métrages dont Election, particulièrement remarqué en 2009, Hong Seok-jae, jeune réalisateur de 32 ans, nous offre un premier long métrage sombre et contemporain: Socialphobia, un brûlot sur le cycle infernal des réseaux sociaux qui rythme la vie de la société coréenne, présenté cette année au Festival du Film Coréen de Paris en présence de son réalisateur.
A Midsummer’s Fantasia fut une des belles surprises du récent Festival du Film Coréen à Paris. Il s’agit de la troisième réalisation de Jang Kun-jae et constitue une commande du Festival International du Film de Nara au Japon. Il s’agit bien sûr de la région d’origine et du cadre filmique privilégié de l’emblématique réalisatrice japonaise Naomi Kawase qui a proposé le projet à Jang Kun-jae. Le sujet était libre mais avait pour contrainte d’être tourné à Nara, obligeant le cinéaste coréen à se détacher de l’imagerie irrémédiablement associée au cinéma de Naomi Kawase dans ce cadre. Jang Kun-jae place donc cette difficulté au cœur de son dispositif narratif par la construction déroutante du récit.
Il y a toujours un moment où l'enthousiasme à la sortie d'une séance déborde un peu trop et quand le rédacteur en chef lance (en croisant les doigts) « alors, qui veut parler de celui-ci ? », on s'entend répondre sans réfléchir « pas de souci je m'en occupe »... au grand soulagement des confères qui commençaient à se scruter, inquiets, du coin de l’œil. Il est vrai que l'objet en question a largement divisé le public du FFCP 2015.
Ryoo Seung-wan commence à être vétéran du FFCP dont il était notamment l'invité en 2010 lors de sa 5ème édition avec une master class à la clé. Il revient cette année pour présenter en séance d'ouverture sa dernière réalisation qui demeure son plus gros succès à ce jour avec pas moins de 13 millions de spectateurs.
Dernière ligne droite avant le début du 10ème Festival du Film Coréen de Paris dont le coup d'envoi est prévu le 27 octobre. Jusqu'au 3 novembre, le Publiciscinémas (Champs-Élysées) va accueillir une riche programmation déjà détaillée ici et là (sans oublier la séance spéciale OVNI) qui s'enrichit aujourd'hui de 3 nouvelles projections !
Depuis 10 ans déjà, durant les vacances de la Toussaint, a lieu à dans la capitale le Festival du Film Coréen à Paris. 10 ans que les spectateurs parisiens férus de cinéma asiatique et de culture coréenne ont trouvés leurs RDV. Pendant cette première décennie, ce petit festival a connu bien des mutations, a changé de nom, a fait le tour du quartier latin avant de s'installer confortablement dans les salles du Publicis. Arrivé à point nommé presque dix années après la naissance de la Nouvelle vague coréenne, cette première salve de films à succès qui ont portés le 7ème art coréen parmi les cinéphilies contemporaines incontournables, le FFCP a permis de dresser un premier bilan. Au fil de sa programmation il a dessiné un panorama des auteurs qui comptent, des genres les plus populaires mais aussi des moins représentés, de faire la lumière sur le cinéma indépendant, et de soutenir les premiers longs comme les courts de jeunes cinéastes qui deviendront peut être les grands de demain. Durant tout ce temps, il a éclairé les spectateurs sur la culture du pays, son histoire, son folklore et ses mœurs au travers de documentaires passionnants et des rétrospectives de films de patrimoine. Le FFCP c'est aussi les masterclass animées par Bastian Meiresonne, les rencontres avec les cinéastes et les acteurs, cette proximité avec ceux qui produisent et diffusent cet art et ce divertissement. Un événement qui réunit chaque année un public fidèle, autant séduit par la qualité de la sélection de films que de l'accueil chaleureux de l'équipe du festival et ses jeunes bénévoles en sweats colorés. C'est pour toutes c'est raisons et bien d'autres encore que nous sommes partenaires et soutenons ce festival. Pour marquer le coup et souffler en avance les bougies de ce dixième anniversaire nous avons interrogé David Tredler chef programmateur de la section Paysage du FFCP, qui a intégré l'équipe au cours de la sixième année. L'occasion pour nous de revenir avec lui sur le parcours du festival et d'avoir un aperçu de ce qui nous attends durant cette nouvelle édition.