Art House sort en salle cette semaine La Mélancolie de Kato Takuya, drame intimiste dans la continuité d'un certain questionnement contemporain du cinéma japonais sur le couple.
En 1967, Noguchi Haruyasu réalise Daikyojû Gappa, un kaiju eiga pour le compte de la Nikkatsu qui ne s'était jusqu'alors jamais aventurée dans ce genre férocement dicté par la Toho. Ce premier (et dernier) exercice du légendaire studio japonais restera une singularité cinématographique d'époque que nous avons aujourd'hui la chance, près de 60 ans plus tard, de pouvoir redécouvrir dans une copie restaurée et dans un joli coffret édité par Extralucid Films - qui n'a pas lésiné sur la qualité de ses bonus, Gappa étant accompagné d'un second film de monstre géant, cette fois-ci à l'ère du COVID-19 : Yuzo (2022) de Ishii Yoshikazu.
Crusher Joe de Yasuhiko Yoshizaku est un monument de la SF japonaise, un haletant space opera qui annonce tout simplement la série Cowboy Bebop.
Yellow Fangs est l'unique réalisation de Sonny Chiba, sorte de rencontre entre Razorback et Princesse Mononoké où la traque d'un ours prend une dimension mythologique et mystique.
1963 est l'année où Suzuki Seijun a dépassé son rôle d'artisan de films de série B en leur insufflant un supplément artistique, dans un geste baroque. Détective Bureau 2-3 et La Jeunesse de la Bête sont les premières manifestations du "style" Suzuki : une esthétisation du réel qui tend vers l'absurde et l'abstraction.
En un peu plus d'un mois, ce ne sont pas moins que deux films d'animation japonais qui ont fait leur apparition sur Netflix : Mon Oni à moi et The Imaginary. Si le premier, issu des studios Colorido, peine à se détacher de l'influence de Miyazaki pour un résultat oubliable, le deuxième, produit par le studio Ponoc, se montre beaucoup plus intéressant à découvrir.