Parmi les films asiatiques de l’Étrange Festival 2026, on pouvait trouver Trapped de Zhang Qi, un thriller dans lequel un policier d'un petit village isolé dans le désert découvre la main mise d'un chef mafieux caché sur la localité et sa confrontation avec ses propres hommes pour un magot accumulé depuis de nombreuses années. Si elle montre ça et là des faiblesses dans son écriture, cette production de Chine continentale se révèle convaincante sur grand écran.
Tout juste arrivé à Taïwan pour y poursuivre sa carrière, l'un des plus grands artisans du cinéma classique hongkongais, Li Han-hsiang, réalise en 1965 Hsi Shih : la plus belle de toutes, une fresque monumentale consacrée à la guerre entre les royaumes de Wu et de Yue. La copie du film, restaurée en 4K par le Taiwan Film & Audiovisual Institue, est maintenant disponible en Blu-ray chez Carlotta Films.
Cette année, l’Étrange Festival a choisi comme film d'ouverture le wuxiapian (film de chevalerie chinois) ayant rapporté le plus d'argent non seulement en Chine, mais dans le monde, détrônant Tigre et Dragon. Le métrage marque aussi le grand retour derrière la caméra de Yuen Woo-ping pour un projet d'ampleur, dont au cours des huit dernières années nous n'avions pu découvrir que le chapitre de Septet. Le Sabre des Gardiens (镖人:风起大漠, littéralement "garde du corps : le vent se lève dans le grand désert") est une adaptation d'un manhua éponyme, et se présente comme un wuxia très classique dans son esprit mais aussi comme une célébration de l'art du réalisateur, la grande force du film étant ses chorégraphies martiales.
Parmi sa sélection asiatique, l’Étrange Festival 2026 a choisi de présenter le blockbuster de nouvel an à effets spéciaux taïwanais de l'année, Kung Fu de Giddens Ko, inspiré de son propre roman de 2001. Sur le fond, il s'agit d'un récit d'origine de super héros classique, mais sur la forme c'est un véritable chant d'amour aux films d'arts martiaux sous toutes leur forme, dans toutes leurs folies et excès. Un excentrique sans domicile fixe décide de faire de deux lycéens losers mais gentils les héritiers de sa secte martiale, et bien sûr, ils sont bientôt confronté à la noirceur du monde et à leur rapport à la chevalerie.
Ce mercredi, après une longue série d’avant-premières sous son titre international Dear You, le distributeur Trinity CineAsia offre une sortie officielle à l’un des film les plus mis en avant sur les réseaux sinophones en 2026 (avant la déferlante Niu Lai, bien sûr) : Lettres d’amour à ma grand-mère (traduction du titre original 給阿嬤的情書) de […]
Si Le Syndicat du crime est un film révélateur pour l'industrie de Hong Kong, sa suite est un objet tout aussi influent à sa manière, initiant une révolution dans la façon de filmer l'action. Un an après le premier film, le succès surprise du premier opus pousse les investisseurs à réclamer une suite. Seulement, ils souhaitent capitaliser sur la gloire nouvelle de Chow Yun-fat, alors qu'une partie de son aura vient justement de son sacrifice héroïque à la fin du précédent épisode… Face à une situation insoluble, Tsui Hark propose une idée absurde, un frère jumeau, et ce choix très artificiel fait passer le film du monde du polar à un monde fou où toutes les surenchères sont possibles. C'est un film malade, les idées de John Woo et celles de Tsui Hark commençant à se désaligner, mais c'est aussi un grand exercice de style, incroyablement réussi, gratifié par Metropolitan et HK Vidéo d'une précieuse édition.