Pour sa 7ème édition, le festival Shadows s’affirme avec le documentaire Luo Village : I and Ren Dingqi de Luo Bing. Le cinéaste tente d’extraire la vérité dans son village natal sur la grande famine chinoise (1958-1961) avec une mise en scène habile qui est à la mesure du sujet, sensible et historique, offrant au spectateur un documentaire instructif et touchant. Indispensable.
Pour sa 7ème édition, le Festival Shadows proposait dans sa section documentaire la diffusion de A village with Two de Zha Xiaoyuan. Une forme maladroite et amateuriste avec néanmoins une réflexion intéressante sur l’évolution de la société chinoise à travers la vie misérable d’un couple d’handicapés.
Troisième film de fiction présenté au Festival Shadows du cinéma indépendant chinois, Sentimental Animal est de loin le plus atypique. Au menu : scènes de réalisme cru, austérité janséniste, éclats symboliques et mise en scène expérimentale. Fascinant. Déroutant. Agaçant. Barbant. C'est selon.
Projeté à l’occasion du Festival du cinéma indépendant chinois Shadows, Black and White Photo est le premier long métrage de fiction de Shu Haolun (舒浩仑). Un film réussi sur l’adolescence et les premières amours dans le Shanghai aujourd’hui disparu de la fin des années 80. Par Marc L'Helgoualc'h.
C’est la dernière œuvre du chef de file du cinéma tibétain contemporain qui a ouvert le Festival Shadows : Old Dog, une œuvre libre et forte du grand Pema Tseden. Par Victor Lopez.
Existences solitaires, réflexions sur l’identité, violence de l’amour, ambiguïtés sexuelles… Stateless Things réunit toutes les préoccupations précédemment filées dans les courts-métrages de Kim Kyung-mook tout en les incorporant, cette fois-ci, dans un récit (plus ou moins bien) construit et non plus seulement dans une série d’images fortes sans véritable tension dramatique. Mais que l'on ne s'y trompe pas, Stateless Things reste un film contemplatif privilégiant largement l'atmosphère à l'action. Par Clément Pascaud