Pas moins de quatre films de Cheng Yu-chieh, élu cinéaste de l’année par l’équipe de Filmosa, ont été sélectionnés lors de cette édition : Summer, Dream (2001), Yang Yang (2009), Unwritten Rules (2011), et le dernier en date, Dear Tenant (2017). Un mélodrame plus tragique et tourmenté que de coutume dans le paysage du cinéma romantique […]
Réalisateur pékinois dont le nom n'évoque d'ores et déjà plus n'importe qui, après deux premiers longs-métrages en sélections cannoises 2020 et 2021, Wei Shujun s'impose comme l'un des grands newcomers de son époque avec Striding Into the Wind, projeté au Festival Allers-Retours 2021.
Nourrie de l'expérience de plusieurs courts sélectionnés en festivals, la jeune cinéaste Zheng Lu Xinyuan se démarque au diapason des essais stylistiques et narratifs du cinéma chinois contemporain avec The Cloud in Her Room. Cette première réalisation en long-métrage a été sélectionnée au Festival Allers-Retours 2021, et sortira dans nos salles obscures le 22 décembre 2021.
Des tournages chaotiques, des productions interminables et des projets plus ambitieux que raison, il y en a eu et il y en aura toujours, particulièrement dans le cinéma d'animation. A l'origine sorti sous forme de court en 2013, Junk Head s'est fait désirer, à tel point qu'on ne l'attendait plus en long-métrage comme prévu. Mais après 7 ans de réalisation, le cinéaste autodidacte et polyvalent Hori Takehide présente finalement la version finale de son chef-œuvre, presque entièrement concocté par lui-même, à L'Etrange Festival 2021.
Bien que le cinéma de Hong Kong ne soit pas l'un des plus étudiés par nos académiciens francophones, l'exposition croissante des films d'action et d'arts martiaux de cette zone géographique dans le monde occidental, entre autres, depuis les années 1980-1990, a fait fleurir bon nombre de réflexions à son égard, et maturer toute une génération de cinéphiles ayant grandi avec au passage. Marvin Montes est de ces derniers, explorateur des vidéoclubs à leur âge d'or, et rend hommage aux films de l'ex-péninsule britannique en leur consacrant l'ouvrage Hong Kong : Le sabre, le poing et le fusil, qui paraît aujourd'hui aux éditions Aardvark.
Depuis la signature des accords de la rétrocession entre le président chinois Deng Xiaoping et la première ministre britannique Margaret Thatcher en 1984, Hong Kong attend son avenir au tournant, mais ce dernier ne lui appartient pas. Son sort se décidait à Londres, maintenant à Pékin. Ainsi écrivait le critique Serge Danay en 1980, bien loin d’imaginer les mesures politiques et culturelles qui allaient bouleverser le paysage de l’ex-colonie dès son retour à la Chine en tant que région administrative spéciale en 1997, et qui se confirment peu à peu depuis l’adoption d’un texte de loi sur la sécurité nationale en 2020. Qu’impliquent de tels enjeux pour le futur de l’industrie du cinéma de Hong Kong ? Et comment la censure, selon la législation, menace-t-elle jusqu’aux films sortis il y a plusieurs décennies ?