Kabukicho Love Hotel fait partie de ces petits films que l'on attendait avec impatience de découvrir en salles. Présenté à Toronto en 2014, le film de Hiroki Ryuichi a tout de même eu le temps de se faire une belle petite réputation dans les divers festivals où il fut sélectionné avant d'arriver au Black Movie 2016. Clignotant tel un néon au milieu des centaines de films indépendants nippons, nous avons pénétré dans l'antre de ces lieux, alléchés par les promesses d'un bon divertissement et de la qualité de sa réjouissante distribution d'acteurs et d'actrices.
Dans le cadre du cycle Séoul Hypnotique a été organisée une carte blanche à Lee Yong-kwan, directeur du Festival international du film de Busan (BIFF). Parmi les films sélectionnés était projeté I Came From Busan du cinéaste indépendant Jeon Soo-il, plus connu en France pour ses films La petite Fille de la terre noire, Entre chiens […]
L'année France-Corée vient juste d'entamer les festivités que débute l'un des évènements majeurs de cette découverte de la cinématographie coréenne. Après un passage au Festival des 3 continents à Nantes, la Cinémathèque française prend le relais du 2 décembre 2015 au 29 février 2016 et inaugure la rétrospective la plus complète des films de Im Kwon-taek, cinéaste qui semble incarner à lui tout seul le 7ème art dans le Pays du Matin calme. Nous avons eu le privilège, que dis-je !, l'insigne honneur de nous entretenir avec un réalisateur majeur, qui au long d'une riche carrière de 53 ans, a tourné pas moins de 102 longs métrages.
À l'occasion de la sortie française, le mercredi 23 décembre 2015, de Au délà des Montagnes, sublime fresque intimiste sur l'histoire récente (et future) de la Chine dans la continuité esthétique du chef-d'oeuvre A Touch Of Sin, nous sommes allé rencontrer son réalisateur Jia Zhang-ke. Une longue interview dans lequel le cinéste revient sur la genèse du film, ses partis pris esthétiques, la censure en Chine ou, avec une pointe de nostalgie, sur son amour pour la musique de Sally Yeh. Go West !
Le Festival du cinéma japonais contemporain Kinotayo a pour aussi pour vocation de faire découvrir de nouveaux auteurs, comme Okabe Tetsuya, qui est venu présenter lors de cette 10ème édition son premier film auto-produit : Haman. Interview d'un réalisateur représentatif des nouveaux cinéastes japonais indépendants signants leurs films en marge de l'industrie cinématographique.
Cinéaste japonaise découverte au Festival de Cannes en remportant la Caméra d'Or pour son long métrage Moe no Suzaku en 1997, Kawase Naomi revient tout juste un an après avoir présenté le très beau Still The Water, avec un film qui, sous son apparence modeste, révèle en cours de visionnage des saveurs inattendues. À découvrir en salles le 27 janvier prochain, après sa présentation à Kinotayo 2015, dont il a fait la clôture.