Forte de son expérience dans les séries d’animation (K-ON, Tamako Market) et des longs-métrages qui en découlent, Yamada Naoko nous offre une nouvelle adaptation, cette fois de Oima Yoshitoki (Mardock Scramble) avec Silent Voice qui sort en DVD et édition collector (DVD et Blu-Ray). La jeune réalisatrice se démarque par un traitement singulier des tourments adolescents et nous dresse un portrait de la jeunesse japonaise.
Hosoda Mamoru continue d’explorer la famille à travers des variations d’échelle, de corps ou d’espace-temps. Dans Miraï, ma petite sœur, qui sort en salles ce 26 décembre, il nous dévoile l’univers d’un petit garçon qui doit découvrir sa place dans sa famille à l’aune de la naissance de sa petite sœur. Le cinéaste revient à la douceur et la naïveté de l’enfance pour nous plonger dans une mélancolie universelle et existentialiste.
Ishii Sogo que l’on doit maintenant appeler Ishii Gakuryu est la figure punk du cinéma japonais et nous propose une nouvelle œuvre par ce prisme. Punk Samurai Slash Down, projeté lors de la 8e édition du PIFFF, est une œuvre iconoclaste et singulière à l’image de son créateur. Et elle nous rappelle une bonne fois pour toute que s’il y a bien un « fou filmant » au Japon, ce n’est peut-être pas celui qu’on croit.
L'année dernière sortirait en salle, en copie restaurée, le film Taipei Story, qui nous permettait de découvrir l'oeuvre d'un immense cinéaste de la nouvelle vague taïwanaise : Edward Yang. Vous pouvez désormais découvrir le film, depuis le 5 décembre, en DVD et Blu-Ray chez Carlotta !
Kawase Naomi poursuit son travail sur la poétique de la croyance avec Voyage à Yoshino, sorti en salles le 28 novembre. Après Vers la lumière, elle nous offre vision, une œuvre qui semble en évoquer d’autres de sa propre filmographie. La cinéaste de Nara se voit hantée par ses propres images, et nous propose de croire en ses fantômes.
La branche animation de Warner Bros nous offre souvent des œuvres fascinantes lorsqu’elles s’appuient sur la mythologie DC Comics. Elle permet une vision singulière des figures de DC, et laisse les réalisateurs proposer une esthétique radicale, à travers une liberté de ton et d’adaptation. Ces expérimentations ne sont pas toutes mémorables, mais certaines embrassent une ambition et une folie qui vont au-delà du tout venant du genre. Et c’est le cas de Batman Ninja.