Inutile de vous l'annoncer car, si vous avez suivi l'année cinématographique, vous le savez déjà : le nombre de sorties de films asiatiques a été conséquent cette année. Toutefois, au contraire des années précédentes, un pays vole la vedette à tous les autres. Il s'agit de la Chine, qui place 6 films dans notre top. Un grand voyage vers la nuit de Bi Gan a survolé le classement, suivi du Lac aux oies sauvages de Diao Yinan, sorti pourtant le 25 décembre (oui, on a couru au cinéma avant de faire le top) et du coup de poing du regretté Hu Bo, An Elephant Sitting Still. Si les valeurs sûres persistent dans notre classement, comme Bong Joon-ho et son Parasite récompensé à Cannes - qui s'est hissé en 2e place de notre classement -, Jia Zhang-ke et Les Eternels, et évidemment Sono Sion, passé sur Netflix avec The Forest of Love, le classement ouvre la porte à d'autres réalisateurs, moins expérimentés ou moins reconnus en France, tels que Hamaguchi Ryusuke, qu'on redécouvre au fur et à mesure des sorties nationales, Yoon Ga-eun, qui fait battre notre cœur à chaque fois que le Festival du Film Coréen à Paris nous permet de voir ses œuvres, Yeo Siew Hua ou encore Wang Xiaoshuai, qui a pourtant une belle carrière derrière lui. En attendant de suivre le(s) cinéma(s) chinois qui semble en expansion, bonnes (re)découvertes et belle année 2020 !
Le Festival international du film d’Okinawa a débuté depuis le 19 avril et Eastasia est une nouvelle fois présent pour vous faire vivre de l’intérieur ce festival pas comme les autres.
C'est dans la nuit du 5 au 6 avril que nous avons appris avec une grande tristesse la disparition de Takahata Isao, à l'âge de 85 ans. Le co-fondateur des studios Ghibli avec son ami Miyazaki Hayao laisse derrière lui une petite dizaine de longs-métrages et une belle oeuvre télévisuelle, qui en font l'un des plus importants cinéastes du monde.
Stephen Sarrazin présente dans DC Mini, nom emprunté à Kon Satoshi, une chronique pour aborder "ce dont le Japon rêve encore, et peut-être plus encore ce dont il ne rêve plus". Ce mois-ci, rencontre avec Sakamoto Ryuichi et Takatani Shiro, qui présentent IS YOUR TIME à l'ICC Center Tokyo du décembre 2017 au 11 mars 2018.
Tous les seconds mardis du mois, Stephen Sarrazin présente dans DC Mini, nom emprunté à Kon Satoshi, une chronique pour aborder "ce dont le Japon rêve encore, et peut-être plus encore ce dont il ne rêve plus". Ce mois-ci, retour sur l'exposition de Shinkai Makoto.
Avec les fêtes de fin d’année, vient le temps des bilans et du traditionnel TOP 10 de la rédaction. Une année qui vient couronner les cinéastes prolifiques (Hong Sang-soo, Kurosawa Kiyoshi, Fukada Koji – qui ont chacun réalisé entre 2 et 4 films en 2017, tous au moins cités une fois – profitant de l’absence, une fois n’est pas coutume, de Sono Sion de notre classement), mais qui vient surtout confirmer la bonne santé du cinéma japonais, capable de produire à la fois des films d’auteurs exigeants (Sayonara), des Blockbusters de qualité (Shin Godzilla), des films de genre mémorables (Creepy) et des œuvres complètement hors-normes (Happy Hour, la fresque de 5 heures 30 qui nous a ébranlée lors en début d’année, Bangkok Nights), sans oublier la vitalité du cinéma d’animation (Dans un recoin de ce monde, your name.). L’autre tendance de ce classement tend à montrer que les œuvres les plus originales n’arrivent pas forcement jusqu’à nos salles de cinéma avec des sorties nationales, et qu’il faut se déplacer en festival pour voir les plus beaux moments de cinéma de l’année : c’est Kinotayo qui nous a proposé Happy Hour, le PIFFF Shin Godzilla, le FFCP The Battleship Island… En espérant que le plus grand nombre puisse les découvrir en 2018, toute l’équipe d’East Asia vous souhaite une très belle année !