Le Diable n'existe pas, film ambitieux et fragmenté de Mohammad Rasoulof, Ours d'or en 2020, est une œuvre courageuse et singulièrement politique. Il est à présent disponible sur MUBI.
Succès mondial en salles, le dernier film du réalisateur iranien Mohammad Rasoulof impressionne par sa maîtrise esthétique et narrative. Passant habilement du drame sociétal au thriller familial, sur fond de manifestations contre le régime après la mort de Mahsa Amini, Les Graines du figuier sauvage est une ode à la liberté et au courage des femmes iraniennes. Auréolé du Prix spécial du jury à Cannes, le long-métrage est disponible en DVD et Blu-Ray depuis le 4 février chez Pyramide Video.
Très remarqué lors de sa projection au Festival de Cannes, le dernier film du réalisateur iranien Mohammad Rasoulof impressionne par sa maîtrise esthétique et narrative. Passant habilement du drame sociétal au thriller familial, sur fond de manifestations contre le régime après la mort de Mahsa Amini, Les Graines du figuier sauvage est une ode à la liberté et au courage des femmes iraniennes. Auréolé du Prix spécial du jury à Cannes, le long-métrage sort en salles cette semaine, distribué par Pyramide.
L’auteur du beau Un Homme intègre poursuit, avec Le Diable n’existe pas, film ambitieux et fragmenté, Ours d’Or en 2020, une œuvre courageuse et singulièrement politique. Le film est disponible en DVD et Blu-Ray depuis le 5 avril chez Pyramide Video. Texte par Sidy Sakho ; Bonus par Elvire Rémand.
Commencée tardivement en mai sur les écrans français, bouleversée aussi bien en terme de production (combien de films n’ont-ils pas pu se tourner en 2020 ?), qu’en terme de diffusion (les festivals subissent encore de plein fouet la crise sanitaire ; alors que les sorties se sont bousculées de manière boulimique depuis septembre, sans réussir à attirer les spectateurs en salles à l’exception d’un blockbuster arachnéen), l’année 2021 est pourtant l’une des plus variées en terme de nombre de films cités par nos rédacteurs et collaborateurs, qui ont sélectionné plus de 50 titres. Preuve sans doute que, comme en 2020, la cinéphile fonctionne de manière solitaire, et n’a pas retrouvé un centre apte à provoquer événement et consensus. Et pourtant, de ces îlots multiples émerge un trio fédérateur : Memoria cité 14 fois, loin devant la masse de films qui le suit ; mais aussi Drive My Car cité 10 fois, confortant le statut de Hamaguchi comme cinéaste majeur et reconnu en France (d’autant qu’il est doublement présent puisqu’il est également le scénariste de Kurosawa). La 3e marche du podium est de manière significative occupée par un film iranien, La Loi de Téhéran, qui devance deux autres films perses, signe du renouvellement et de la vitalité d’une cinématographie qui a occupé les écrans et les esprits de belle manière sur cette fin d’année.
L'auteur du beau Un Homme intègre poursuit, avec Le Diable n'existe pas, film ambitieux et fragmenté, Ours d'or en 2020, une œuvre courageuse et singulièrement politique. C'est en salles dès aujourd'hui !