1964. Shindo Kaneto, doyen des auteurs de films taiyozoku (de « la troupe du soleil ») des années 50, réalise son 19ème film (des 46 qui composeront son Œuvre). Oshima a alors déjà réalisé sa Trilogie de la jeunesse (Une Ville d’amour et d’espoir, Contes cruels de la jeunesse et L’Enterrement du soleil) et Shindo signé son chef-d’œuvre (L’Île nue). Au mitan des années 60, comme la française, la Nouvelle Vague japonaise atteint à la fois son apogée et son plafond de verre. C’est ce dont Onibaba s’est vu reproché, en France, à sa sortie. L'édition de la version restaurée par Potemkine Films, pour la première fois en DVD et coffret Blu-ray (complété de 2 analyses bonus), permet de voir ce qu’il en est, près de 60 ans après.
Le Neuchâtel Fantastic Film Festival (NIFFF) a projeté Incantation de Kevin Ko, dans sa sélection Ultra Movies, nous offrant l’occasion de découvrir le film qui s’est imposé comme plus gros succès commercial de l’Histoire du cinéma d’horreur taïwanais.
Grand auteur reconnu pour l’adaptation des arts scéniques sur grand écran, Ichikawa Kon incarne la modernité japonaise à l’aune de l’esthétique théâtrale classique. La Vengeance d’un acteur (1963), récemment restauré en 4k par la Kadokawa, est disponible en combo DVD/Blu-Ray depuis le 01/12/2020 aux éditions Rimini.
Aujourd'hui, on se penche sur un chef d'oeuvre : Kwaidan de Kobayashi Masaki, sorti en 1964. Pour le bonheur de tous, le film est disponible en VOD.
Dans le cadre de l'exposition Enfers et fantômes d'Asie du musée Quai Branly, qui se terminera le 15 juillet - et que l'on vous conseille fortement -, un week-end sera organisé et dédié à l'univers des fantômes asiatiques. Avec, notamment, du cinéma !
Ishii Teruo réalise avec Les Huit vertus bafouées un objet déviant, psychédélique et délirant, typique de ses productions les plus réussies de cette période. Le ton du film se situe au carrefour de sa célèbre série des Joys of Torture (dont il tira 8 films entre 1968 et 1973) et des objets plus pops et étranges qu’il réalisa après celle-ci comme les excellents Female Yakuza Tale avec la belle Ike Reiko ou encore Blind Woman’s Curse avec la non moins fameuse Kaji Meiko. Par Justin Kwedi.