Une anecdote symbolique pour commencer. Adieu ma concubine a reçu la Palme d'or au festival de Cannes de 1993 ; or il en demeure à ce jour l'unique lauréat d’origine chinoise. Une récompense amplement méritée : presque vingt ans après sa sortie, ce film spectaculaire et tragique demeure l’œuvre-maîtresse du réalisateur Chen Kaige (L’empereur et l’assassin, L’Enfant au violon…). Admirablement servi par ses interprètes principaux – Gong Li (Epouses et concubines...) et Leslie Cheung (Happy Together...) – Adieu ma concubine n’a pas fini d’alimenter notre fascination pour tout un pan de la culture chinoise, sa somptuosité, sa cruauté glaçante et raffinée : une alliance de beauté et d’atrocité qui s'avère particulièrement sensible dans les productions de l’opéra de Pékin, genre musical à part entière et sommet d'artificialité, de stylisation, où peuvent se refléter, sur fond implacable de déterminisme socio-historique, les drames humains les plus intimes. Ce troublant jeu de miroirs entre bouleversements collectifs et tragédies individuelles constitue le motif central d’Adieu ma concubine. Et contribue à en faire résolument un incontournable du cinéma, asiatique ou non. Par Antoine Benderitter
La Disparition d’Haruhi Suzumiya (Suzumiya Haruhi no Shōshitsu) est un film d'animation faisant suite à la série La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya (Suzumiya Haruhi no yūutsu) tout en étant la fidèle représentation du quatrième roman éponyme de Nagaru Tanigawa. Le visionnage de ce long métrage est fortement conseillé aux personnes ayant visionné préalablement les deux saisons de l’anime ou la lecture des trois premiers romans afin d’avoir les pré-requis indispensables à la compréhension de l’intrigue. Par Julien Thialon.