Après son formidable dytique politique Campaign (lire ici) présenté l’an passé à Kinotayo, Soda Kazuhiro a de nouveau créé l’événement au 11ème Festival du Cinéma Japonais Contemporain avec son 6ème « film d’observation » : Oyster Factory, récompensé par une Soleil d’or (prix du public) ex-aequo avec Happy Hour. Accompagné de sa productrice Kashiwagi Kiyoko, il nous a longuement parlé de sa vision du cinéma, du Japon, et bien sûr de pêche et de chats.
Après cinq ans d'absence, Eric Khoo nous livre son nouveau long-métrage Hotel Singapura, en salles mercredi 24 août. Lors d'une interview, le réalisateur nous a laissé les clés de la chambre d'hôtel pour nous livrer quelques secrets sur son tout nouveau film.
Une fois n’est pas coutume, ce n’était pas pour présenter un film que Kawase Naomi était à Cannes cette année, mais pour présider la Cinéfondation. En plus de soutenir financièrement et artistiquement de jeunes cinéastes à travers son atelier et sa résidence, l’organisme cannois sélectionne à chaque édition une vingtaine de courts-métrages, et le lauréat du prix a l’assurance de voir son premier long-métrage sélectionné à Cannes. C’est après la remise des prix que nous avons rencontré la réalisatrice des Délices de Tokyo pour lui parler du festival, de ses projets, de la place des femmes au Japon, mais surtout de son dernier film, disponible depuis le 24 juin dans une belle édition vidéo (blu-ray et DVD), éditée par Blaq Out.
La Corée a le vent en poupe au Festival de Cannes 2016. C'est le pays asiatique à présenter le plus de films cette année. Une fois n'est pas coutume, on s'est intéressé à la Sélection officielle, mais du côté de la séance de minuit avec Train to Busan du réalisateur coréen Yeon Sang-ho. Un film coréen avec des zombies ne pouvait que titiller notre curiosité, surtout quand on connaît la qualité des précédents films du réalisateur. Nous avons également eu l'opportunité de nous entretenir avec le cinéaste, qui a pris le temps de répondre à nos questions.
Le drame coréen de ce début d'année, c'est sans aucun doute Another Way de Cho Chang-ho présenté durant l'édition 2016 du FICA (Festival international des Cinémas d'Asie) de Vesoul. Présentant les derniers jours de deux personnages qui ne se connaissent pas, réunis par un pacte de suicide fait sur internet, il cherche à donner espoir et à réchauffer le cœur dans un univers pourtant glacial. Nous nous sommes entretenus avec son auteur.
C’était l’événement du Festival du film japonais contemporain Kinotayo 2015 : la venue du cinéaste Tsukamoto Shinya, chef de file du cyberpunk nippon avec la saga des Tetsuo. Invité à Paris pour présenter sa dernière œuvre, Fires On The Plain – une nouvelle adaptation du roman Nobi, déjà porté à l’écran en 1959 par Kon Ichikawa (lire notre critique ici) – le cinéaste nous a longuement parlé de cette plongée immersive et nécessaire dans l’horreur de la guerre, avant de nous abandonner pour une séance de Love de son ami Gaspar Noé, qu’il ne voulait rater sous aucun prétexte. On lui demandera la prochaine fois si le film lui a plu, l’occasion de poursuivre une discussion avec un réalisateur aussi charmant disponible, que ses films sont violents et malaisants. Par Marc L'Helgoualc’h et Victor Lopez.