Le jeune éditeur vidéo asianophile Roboto Films édite pour la première fois en Blu-ray deux pépites méconnues de la science-fiction japonaise, produites par le studio Daiei : L'Homme invisible apparaît (1949) d'Adachi Nobuo et L'Homme invisible contre la mouche humaine (1957) de Murayama Mitsuo. Preuves numéro 4 378 que l'Histoire du cinéma mondial, depuis la France, regorge encore de joyaux inexplorés.
Un nouveau Hong Sang-soo sort en DVD ! HSS pour les intimes, c'est ce cinéaste sud-coréen, à l'extrême bord de la marge industrielle qui, en adaptant l'économie de ses budgets à la sobriété de ses productions, a réussi à composer depuis 1996 une Œuvre de 33 longs-métrages. S'il fait passer ses pairs pour des paresseux, il n'en connaît pas la même renommée institutionnelle. Néanmoins, par sa radicalité, la transparence de son style qui permet à celles et ceux qui aiment ses films de s'y projeter pour y composer un amour d'artifice, grâce à cette faculté à nouer une relation étroite avec son public, Hong a construit des fidèles. Et le cœur du problème de ses derniers films, y compris de Ce que cette nature te dit, on peut le présumer, vient de là : des aficionados de Hong Sang-soo.
Dans son exploration du cinéma asiatique, le NIFFF proposait cette année de découvrir Fish, Fists and Ambergris, premier long métrage de Duong Minh Chien, gros succès du cinéma vietnamien en 2025. Amusante comédie d'action, le film se présente comme un fier descendant de la tradition de la kung fu comedy hongkongaise.
Yamaguchi Junta cède sa place de cinéaste à son scénariste Ueda Makoto pour mettre en scène une nouvelle itération du « cinematic universe » de la troupe Europe Keikaku. Cette fois-ci, pas de voyage dans le temps, mais des univers parallèles méta en pagaille avec You are the Film !
Le NIFFF faisait la part belle à Taïwan cette année en présentant non seulement Deadline mais aussi le polar Dead End de Chan Chun-hao, auteur déjà remarqué dans le genre, nominé trois fois aux Taipei Films Awards. Sous influence du cinéma des frères Safdie, le réalisateur essaie de combiner le plus efficacement possible en à peine plus d'une heure et demie, la ville avec un sombre secret, le cynisme du traitement des personnes âgées, la corruption et la nécessité de dépasser les conflits familiaux. Le résultat a les défauts de ses qualités, efficace et sans temps morts mais ne s'attardant en conséquence pas toujours assez sur certaines de ses pistes.
Présenté pour la première fois en festival en 2021, La Dernière séance de Nan Palin a connu un parcours semé d’embûches avant de pouvoir être distribué en France. C’est finalement le spécialiste des sorties indiennes, Friday Entertainment, qui offre au film une diffusion dans nos salles. Un récit imparfait mais débordant de tendresse et de sincérité à ne pas manquer.