Miyake Sho continue dans Jusqu’à l’aube son observation et son étude de la jeunesse active japonaise, entre les tribulations émotionnelles des corps fragiles, les amitiés impromptues et un monde du travail anesthésiant. C'est en salles chez Art House.
Abel est le premier long métrage d'Elzat Eskendir, réalisateur kazakhstanais. Longtemps scénariste et monteur pour le studio national Kazakh Film, il consacre son premier film en tant que scénariste, monteur et réalisateur à une chronique sociale, écho de la grande histoire sur les histoires individuelles. C'est en salles chez Damned Distribution.
C’est sans doute un record : cette année, 70 films ont été cités dans les TOP 10 individuels, prouvant aussi bien la vitalité du cinéma contemporain que son éclatement. La multiplication de ses modalités de visionnage (festivals, plateformes, sorties vidéo, rétrospectives…) crée nécessairement une fragmentation des choix de chacun. Le top de l’année devient donc avant tout une invitation à la découverte, et se présente plus comme une exploration des possibles cinématographiques de l’année qu’un véritable bilan. Cependant, c’est encore la salle qui permet le mieux d’éclairer un consensus sur une petite poignée de films, aussi bien parce qu’ils sont les plus importants de l’année que les plus vus collectivement. Mais deux films seulement émergent sans ambiguïté de notre classement : Resurrection de Bi Gan, souvent haut placé dans les listes où il est cité, et Cloud de Kurosawa, le titre le plus cité (on peut ajouter à ce duo qui fait l’unanimité la fresque de Wang Bing, qui aurait été en 3e place du podium si Jeunesse n’avait pas été divisé en 2 parties, scindant ses points au lieu de les additionner). Soit la confirmation de l’importance d’un cinéaste que nos pages soutiennent depuis le début, et celle de la vitalité de celui que l’on peut maintenant considérer comme un grand maître. Derrière ces deux films indispensables, il en reste 68 à voir.
En 2025, grâce à l'éditeur Roboto Films, il avait été possible de découvrir la trilogie Gamera : les années Heisei, résurrection moderne du mythe de Gamera, le célèbre kaiju. Cette année, via un coffret réunissant trois films, la découverte de l'univers Gamera se poursuit avec une première trilogie de l'ère Showa, véritable acte de naissance de la célèbre tortue géante à propulsion.
Assaut! Jack l'éventreur d’Hasebe Yasuharu est un titre qu’il n’est pas rare de croiser ici et là dès lors que l’on s’intéresse au cinéma japonais érotique des années 60-70 ou bien au cinéma japonais hors des sentiers battus. Il était pourtant bien plus difficile de se le procurer jusqu’ici. Avec sa ressortie récente chez Le Chat qui fume, il nous est maintenant possible de découvrir, dans les meilleures conditions, ce roman porno si atypique.
Dans le cadre de son exploration des films fondateurs du cinéma de genre japonais, Roboto Films présente un classique frénétique de Suzuki Norifumi de 1981, Roaring Fire, film que la Toei et le Japan Action Club de Sonny Chiba destinaient à l'export, et qui tente par tous les moyens d'être le divertissement le plus complet possible.