Fidèles à leur envie d’explorer tous les horizons du cinéma d’auteur sinophone, les équipes du festival Allers-Retours ont sélectionné cette année un film tout droit venu du Xinjiang, The Botanist, réalisé par Jing Yi et présenté dans le programme Generation Kplus à la Berlinale en 2025.
Le Festival Allers-Retours accueille une catégorie patrimoine et pour l'année 2026, c'est le long-métrage restauré L'Arche qui la représente, un film hongkongais de 1968 réalisé par la cinéaste T'ang Shushuen. Il s'agit de l'un des premiers films indépendants de Hong Kong, qui a connu une forme de reconnaissance en son temps, en participant au Festival de Cannes 1969, et a été classé dans les tops des meilleurs films hongkongais et des meilleurs films chinois réalisés par des professionnels de Hong Kong.
Dans le cadre de son ouverture aux autres contrées cinématographiques sinophones, il était normal que le Festival Allers-Retours s'arrête en Malaisie, un pays dont près d'un quart de la population est d'origine chinoise. Ainsi, on retrouve dans cette cuvée 2026 Pavane for an Infant, le troisième long-métrage du réalisateur Chong Keat Aun, qui offre à l'actrice Fish Liew, actrice malaisienne remarquée dans le cinéma hongkongais contemporain, les possibilités d'une composition complète dans un long-métrage aux thématiques multi-dimensionnelles.
Premier film de sa réalisatrice Luo Yan, auparavant productrice (notamment sur Une Pluie sans fin), West Border est une œuvre aux confins du réalisme magique, qui soigne l'aspect graphique de son image autant que le suspense lié au registre du polar qu'il affleure. Il est à voir au Festival Allers-Retours 2026.
Film d'ouverture du Festival Allers-Retours 2026 dont c'est la première française, The Sun Rises on Us All est le dernier travail de Cai Shangjun, le réalisateur du remarqué People Mountain, People Sea en 2011. Auréolé du Prix d'interprétation féminine à la Mostra de Venise 2025, il relate le pardon difficile entre un homme et une femme, après de malheureux événements.
Présenté initialement au Festival de Busan puis récompensé à Hong Kong, le deuxième film d'Oliver Chan (qui est une réalisatrice malgré le nom qu'elle s'est choisi en hommage à Oliver Twist) arrive en Europe pour le festival Black Movie de Genève. La cinéaste s'était faite connaître via Still Human avec Anthony Wong, qui mêlait les thèmes du handicap et du sort des travailleuses philippines à Hong Kong, avec une approche qui démontrait sa sensibilité quant aux sujets de société ; Montages of a Modern Motherhood s'attaque cette fois-ci au sujet épineux du rapport à la maternité, et des conséquences de celle-ci sur la vie d'une jeune femme dans la société hongkongaise.