Premier long-métrage du cinéaste laotien Lee Phongsavanh, aussi réalisateur du superbe court-métrage Sounds from the kitchen diffusé en cérémonie d’ouverture du festival Si loin, si proche, Le Signal est un film d’une étrangeté charmante. Un peu film d’horreur, un peu drame classique, mais surtout film radicalement protéiforme, ce premier long-métrage ne donne qu’une seule envie : voir la suite de la carrière de ce cinéaste émergent.
Cette fois-ci, le festival Si loin, si proche nous permet de découvrir le paysage contemporain du cinéma cambodgien. La séance, grandement marquée par l’Histoire des Khmers Rouges (au centre de 4 courts-métrages sur les 6 de la sélection), nous permet d’appréhender cet épisode de l’histoire sous un angle esthétique nouveau tout en nous l’exposant de manière très claire. Un panorama rongé par ce sombre épisode, mais l’expiant de manières radicalement différentes.
Dernier focus sur le Vietnam, lors du festival Si loin, si proche. Cette seconde séance de courts-métrages se trouve à la hauteur de la première. Toujours aussi variée et audacieuse, la sélection fait se côtoyer le cinéma du réel le plus rance à la comédie décomplexée, en passant par le film surréaliste absurde et la tranche de vie.
Première séance consacrée aux courts-métrages vietnamien de l’édition Si loin, si proche. Celle-ci est composée d’un mélange hétéroclite à l’image du festival. Parmi eux : deux films d’animation, deux films francophones, ainsi que deux autres films aux dispositifs très particuliers. Un étonnant panorama bien composé pour découvrir les divers manières dont les programmateurs entendent explorer les cinémas dits « vietnamiens, cambodgiens et laotiens ».
C’est avec un franc succès et une salle comble que le festival Si loin, Si proche débute sa 3e édition à la Ferme du Buisson ! Afin de célébrer comme il se doit les cinémas du Laos, du Cambodge et du Vietnam, le festival a organisé une soirée aussi diverse que les activités proposées entre le 24 et le 28 janvier. En amont de la séance était proposé un spectacle de danse par le groupe HLUB CIM-XEEB, mise en bouche aussi plaisante que forte pour introduire les grands enjeux du festival : présenter et préserver les identités culturelles des diasporas du sud-est de l’Asie à travers, non pas uniquement le cinéma, mais surtout une expérience communautaire communiquée aux spectateurs. C’est dans cette même perspective qu’après la séance était proposé différents plats originaires du sud-est de l’Asie et proposé par diverses associations, le tout animé par un DJ Set de A Cat called Fritz.
Shusuke Kaneko est un nom un peu oublié du cinéma de divertissement japonais des années 90-début 2000. Pourtant, il a été le papa de la dernière trilogie à succès des Gamera mais aussi des premiers live-actions Death Note en 2006. Cette année, il nous propose son adaptation du célèbre drama chinois aux 2 milliards de vues, The Bad Kids, de IQIYI. Présenté pour la première fois au Tokyo International Film Festival de 2023 dans la sélection Gala, le film sort prochainement dans les salles japonaises.