Présenté initialement au Festival de Busan puis récompensé à Hong Kong, le deuxième film d'Oliver Chan (qui est une réalisatrice malgré le nom qu'elle s'est choisi en hommage à Oliver Twist) arrive en Europe pour le festival Black Movie de Genève. La cinéaste s'était faite connaître via Still Human avec Anthony Wong, qui mêlait les thèmes du handicap et du sort des travailleuses philippines à Hong Kong, avec une approche qui démontrait sa sensibilité quant aux sujets de société ; Montages of a Modern Motherhood s'attaque cette fois-ci au sujet épineux du rapport à la maternité, et des conséquences de celle-ci sur la vie d'une jeune femme dans la société hongkongaise.
Produit par Anurag Kashyap, le premier film de la réalisatrice Anuparna Roy suit deux jeunes femmes colocataires à Mumbai, aux vies diamétralement opposées. Un huis-clos poétique, qui souffre de ses effets trop appuyés, mais qui a le mérite d’offrir un portrait rare de l’amour entre deux femmes indiennes. Songs of Forgotten Trees a remporté le prix de la mise en scène dans la section Orizzonti à la Mostra de Venise, et est projeté cette semaine au Black Movie Festival.
Le Black Movie donne cette année la possibilité à ses spectateurs de découvrir ou redécouvrir Battle in Outer Space, aussi connu sous le nom La Bataille Interplanétaire du légendaire Honda Ishiro, père de Godzilla. Sorti en 1959, il s'agit d'un film d'aventure à l'ancienne, aussi fantaisiste que sincère et miroir des aspirations et peurs de son époque.
Au cœur des champs de pavot de l’est du Rajasthan, Vivek Chaudhary filme l’incessant et dévorant combat mené par Mangilal, un enseignant humaniste élevé par des parents cultivateurs d’opium. Face à la corruption des élites de la région, qui mène à l’appauvrissement croissant des agriculteurs, l’homme tente de mobiliser mais est confronté aux craintes et à l’incompréhension de sa mère. I, Poppy, un documentaire bouleversant, qui est projeté au festival Black Movie 2026.
Le Black Movie Festival a été l’occasion pour nous de découvrir New Group, le dernier film de Shimotsu Yuta (Best Wishes To All) qui verse dans l’horreur grotesque, absurde et décomplexée de manière très déconcertante.
Basé sur le roman éponyme de Mayumura Taku dont sont nés plusieurs films, séries et même un anime, School in the Crosshairs est considéré comme la meilleure de toutes les adaptations par les fans du genre. Après avoir réalisé le mythique House quelques années auparavant, Obayashi Nobuhiko avait en effet rouvert sa boîte magique pleine de visuels psychédéliques et d’effets spéciaux pour offrir au public une ode pop et futuriste à la résistance et à la libre pensée, à découvrir au Black Movie en version récemment restaurée.