Reprise en salles, à partir du 20 avril 2016 de Close-Up, jalon essentiel trop méconnu du cinéma d'Abbas Kiarostami de 1990, soit avant les coups de projecteurs cannois dont bénéficieront après ce film presque toutes les œuvres du cinéaste iranien. Mais sans le succès critique de ce métrage, il y a fort à parier que la carrière du cinéaste lauréat de la palme d'Or 96 pour Le Goût de la cerise aurait été fort différente. Soutenu par Godard ou Nanni Morretti (comme le prouve un cocasse court-métrage du réalisateur italien Le Jour de la première de Close-up), Close-Up marque véritablement le passage du cinéma de Kiarostami au niveau international, après deux décennies de films documentaires, mettant principalement en scène des enfants, et le très beau Où est la maison de mon ami ?.
Ran est un chef-d’œuvre. Le dernier, peut-être, d’une série qui continue aujourd’hui d’afficher sa suprématie sur d’autres filmographies plus ou moins réussies.
Assassination Classroom est un manga de Matsui Yusei racontant comment un étrange monstre à tentacules, jaune fluo, et capable de se déplacer à Mach 20, a détruit la Lune et s'apprête à détruire la Terre. Cependant, doté d'un sens de l'humour particulier et de motivations étranges, il donne aux gouvernements un délai (une année scolaire), durant lequel il va être professeur principal pour une classe de cancres abandonnés par l'administration. Ces derniers se retrouvent ainsi équipés d'armes spéciales et doivent réussir à tuer leur nouveau professeur. Ce manga, au succès phénoménal, s'est vu adapté en animé, et à présent en films, les deux longs-métrages étant présentés hors-compétition lors de la 34ème édition du Brussels International Fantastic Films Festival.
Kenshin le Vagabond, l'excellent premier volet de la trilogie adapatant le manga culte de Watsuki Nobuhiro, arrive enfin en vidéo dans une très belle édition blu-ray et DVD éditée par Metropolitan Films le 20 avril.
Films intimistes datant des débuts de la carrière de Ang Lee, Garçon d’honneur (1993) et Salé Sucré (1994) sont révélateurs de ce que le réalisateur sait faire de mieux : peindre avec empathie et humour les atermoiements de personnages en prise avec l’altérité, que celle-ci soit culturelle, psychologique ou sexuelle. Deux classiques incontournables, disponibles en France dans de belles éditions DVD éditées par Carolotta.
En 2000, Ang Lee réalisait Tigre et dragon, premier du nom, film aussi essentiel que qualitativement en-deçà de ce que le spectateur aurait pu espérer. Seize ans plus tard, une suite arrive sur nos écrans, grâce à Yuen Woo-Ping, qui remplace Ang Lee derrière la caméra, et grâce à Netflix.