Le Black Movie de Genève a présenté lors de sa 17è édition le premier long métrage d'Anucha Boonyawatana, The Blue Hour, dans la section 80% hallucinogène. Un film défiant la perception, se jouant de vous et de vos repères. Une descente aux enfers incandescente aux reflets bleutés relatée par Art Pas Net pour East Asia.
Présenté dans le cadre du Black Movie de Genève, section 69% spiritueux, le dernier long métrage de Zhang Yang, Paths of the soul est un voyage exceptionnel : le choix de la section n'est pas anodin, la spiritualité est au cœur du film, mais pas uniquement... Nous prenons la route en compagnie de notre partenaire Art Pas Net, qui a vu le film pour East Asia.
Lors d'une récente interview à l'occasion de la sortie de Notre Petite Sœur (lire ici), Kore-Eda Hirokazu nous avait confié avoir adoré le nouveau long-métrage de Mipo O, Being Good, seul film japonais en compétition au Festival International des Cinémas d'Asie (FICA) de Vesoul cette année. On comprend aisément pourquoi en sortant de la salle, tant la filiation entre les deux cinéastes résonne comme une évidence.
Diffusé le dernier jour de la compétition lors du Festival de Cannes 2015, The Assassin n'a pas eu l'effet escompté sur la Croisette. Reparti avec le Prix de la Mise en Scène, le nouveau Hou Hsiao-Hsien s'est fait longtemps désirer sur les écrans. En plus de la sortie de son dernier bijou, le cinéaste taïwanais aura le droit au mois de mars à une rétrospective complète de son œuvre à la Cinémathèque Française, qui propose une avant-première du film le 17 février.
Take Masaharu, réalisateur de 100 Yen Love, présent pour la première française du film à l'édition 2015 du Festival Kinotayo, nous avait pourtant prévenus. Nous racontant que plusieurs spectateurs japonais lui avaient confié avoir eu envie de rentrer chez eux en courant, comme possédés par l'énergie du film, il nous demandait de faire attention sur le chemin du retour, de ne pas aller trop vite afin d'éviter tout accident. On avait pris ça comme une blague pas très drôle visant à hyper le métrage, mais une fois les deux heures passées et le générique de fin devant les yeux, on s'est rendu compte de la véracité de ces propos. Une envie de crier, de courir montait en nous, mise en place par un film au rythme dément et au genre changeant, une véritable bombe dynamitant le cinéma indépendant japonais.
Le premier film en compétition de ce 22eme FICA de Vesoul, Tharlo, est une belle entrée en matière, brute et marquante.