En réalisant Le grondement de la montagne, Naruse atteint au milieu des années 50 sa maturité stylistique. Servi par deux grands acteurs de renom, le film est un chef-d’œuvre de finesse et de subtilité cinématographique.
Fukada Koji nous avait enchantés il y deux de cela avec Au revoir l'été son précédent film. Il revient avec une œuvre aux antipodes : un drame post-apocalyptique dont le profond sentiment de mélancolie semble cacher une beauté renouvelée. Un film qui révèle un talent d'un nouveau genre, puisque l'un des rôles principaux est interprété par Gemonoid F, le premier androïde acteur ! À découvrir en avant-première à Kinotayo 2017 en attendant sa sortie en salles en avril prochain.
Après une poignée de comédies romantiques qui n'ont pas fait assez de vagues pour parvenir sur nos rivages français, voici que Yoshida Keisuke (Raw Summer, Silver Spoon) se lance dans l'adaptation du manga Himeanole de Furuya Minoru (également auteur du manga Himizu, porté à l’écran par Sono Sion).
De si petites mains et les dégâts qu’elles entraînent. L’un des deux succès foudroyants du box office Japonais en 2016 avec Your Name de Shinkai Makoto, Shin Gojira aura tout écrasé sur son passage, par son budget, son studio, Toho, et le tandem Anno-Higuchi. On ne présente plus Anno Hideaki, maître d’œuvre de Neon Evangelion, mais aussi réalisateur de Cutie Honey ; Higuchi Shinji, héritier de Tsuburaya, est le responsable de l’inénarrable Attack of The Titans.
Stephen Chow est un cinéaste à part dans nos contrées. Découvert en grandes pompes grâce à sa comédie footbalistique Shaolin Soccer (2001 - 660 000 entrées salles), succès qui entraîna logiquement une poignée d’autres, plus modestes, avec les exploitations successives de Crazy Kung-fu et CJ7. On attendait donc avec enthousiasme cet effet de rebond qui aurait dû garnir les rayonnages de nos magasins culturels des nombreux inédits du bonhomme. A de rares exceptions près (un coffret HK et Bons baisers de Pekin), sa filmographie demeure malheureusement quasi inconnue chez nous. La faute incombant en partie à ces vauriens de Wenstein qui non content de charcuter les films qu’ils exploitent, s’étaient octroyés au passage les droits à l’international de classique tels que King of Comedy et God Of Cookery dans le but d’en réaliser des remake US.
L'année cinématographique coréenne n'aura pas été l'une des plus enjouée et romantique. De The Strangers au Dernier train pour Busan en passant par Man on High Heels, les occasions de s'attendrir se faisait plutôt rares, y compris au sein de la nouvelle édition du Festival du Film Coréen à Paris où bons nombres de films possédaient une dimension sociale très prononcée un brin dépressif. Kissing Cousins constitue cependant, et contre toute-attente, l'une des rares exceptions à la règle et aurait très bien pu rejoindre la sélection de comédies romantiques que le Festival avait organisée l'an dernier.