L'édition 2019 du Festival Black Movie a mis en avant Wakamatsu Koji, réalisateur japonais phare des années 60-70, aux côtés d'Oshima Nagisa ou Yoshida Kiju. Un cinéaste révolté qui a popularisé les pinku eiga en y distillant des messages politiques anarchistes et révolutionnaires. En plus de la projections de trois classiques (L’Extase des anges, Sex Jack et Va, va, vierge pour la deuxième fois), le festival a projeté pour la première fois en Europe le biopic Dare to Stop Us de Shiraishi Kazuya.
Hotel by the River est le 23è long métrage de Hong Sang-soo. Avant son imminente sortie aux États-Unis le 15 février (et sans doute dans quelques mois en France), il était à l'affiche du Festival Black Movie en Suisse.
Passionnante carrière que celle de Zeze Takahisa, de ses débuts dans les pinku eiga (citons les étonnants Raigyu en 1997 et Tokyo X Erotica en 2001) aux films plus conventionnels dans des genres très différents : science-fiction avec Moon Child (2003), action avec Pandemic (2009) ou drame avec Heaven's Story (2010). Avec The Chrysanthemum and the Guillotine, sélectionné en compétition au Festival Kinotayo, Zeze s'intéresse à deux sujets a priori très éloignés : le sumo féminin et le mouvement anarchiste dans le Japon des années 1923-1924, juste après le séisme de Kanto qui détruisit notamment Tokyo. Rencontre avec l'actrice principale, Kiryu Mai.
Quelques mois après le succès critique de Happy Hour, sorti dans les salles françaises sous le titre Senses, Hamaguchi Ryusuke est de retour avec Asako I&II, projeté en compétition au Festival de Cannes. Une étonnante histoire d'amour(s) où la frontière entre réel et irréel est parfois bien ténue.
Grass est 22è long métrage du prolifique Hong Sang-soo, très en verve ces dernières années. Un film de Hong Sang-soo est devenu comme une nuit de Noël : on l’attend chaque année avec exaltation. On reçoit ce film comme un cadeau et on y retrouve la famille bien particulière du Coréen, sa fameuse comédie humaine, et ses anti-héros pleins de doutes, de tristesse et de panache. Noël arrive, Hong Sang-soo aussi.
On va parler de drogues dans cette introduction. Pour retenir votre attention. Et pour parler de cinéma. On va parler aussi de philosophie, plus précisément de l’empirisme, qui est l'expérience sensible, l'origine de toute connaissance ou croyance et de tout plaisir esthétique. C’est le principe qui anime le cinéma, et l’art en général. La vision d’After My Death de Kim Ui-seok a provoqué chez East Asia des sentiments mitigés, selon la posologie de traitement de ses membres : ennui pour les uns, complexité inutile de l’intrigue pour les autres. Et si le problème majeur d’After My Death ne venait pas plutôt de son rythme et du fait que la scène la plus marquante du film intervient à la moitié du film, laissant ensuite le spectateur sur sa faim ?