Farewell, My Hometown, présenté au Black Movie 2023, est un instantané de la Chine contemporaine mais pas seulement. A travers la captation et la documentation de différents parcours de femmes, de différents âges et de différents milieux, Wang Erzhuo dépeint un état des relations humaine. Le jeune cinéaste chinois parvient à exprimer une mélancolie qui semble simple mais est en réalité dense comme l’époque.
Après Shin Godzilla, le duo Higuchi Shinji/Anno Hideaki continue sa relecture des figures de la pop culture nippone. Ce deuxième opus de ce qui semble constituer une trilogie avec Shin Kamen Rider en 2023 tente d'explorer les différentes facettes d'un personnage dont les images se sont diluées dans la culture nippone telle une icône religieuse. Les deux artistes confrontent Ultraman à une époque de confusion où l'ennemi est beaucoup moins alien que familier.
Pour ce 5ème long-métrage, Shin Su-won ne plonge plus dans les abîmes des institutions coréennes et des violences qu’elles produisent ; elle se plonge dans son propre abime. Hommage explore un pan du cinéma coréen, à qui elle va rendre, non pas une image manquante mais un son, celui des voix des femmes qui le font : la voix de Park Nam-ok (première réalisatrice coréenne en 1954), Hong Eun-won (réalisatrice des années 60) et la sienne. C'était à découvrir au Festival du Film Coréen de Paris (FFCP) !
Découvert lors du festival Kinotayo en 2017, Destruction Babies bénéficie enfin d'une sortie dans nos salles obscures. Mariko Tetsuya nous offre ici une chronique violente et brute sur la jeunesse japonaise.
Après un passage remarqué en festivals, The Sadness, réalisé par le jeune cinéaste canadien Rob Jabbaz, qui a posé sa camera à Taïwan, débarque en salles.
Dix-sept ans après une œuvre séminale du cinéma d’horreur thaïlandais contemporain, Shutter, Banjong Pisanthanakun revient au sommet du genre avec The Medium, un inédit projeté au Festival du Film Coréen à Paris et disponible en DVD et Blu-Ray chez The Jokers. Cette fois il est seul à la réalisation mais l’œuvre est à l’origine une impulsion du cinéaste coréen Na Hong-jin qui devient le producteur. Dans la continuité à la fois de Shutter mais surtout de The Strangers, The Medium vient s’imposer comme une nouvelle référence du genre.