C’est du 12 au 23 mai que se tiendra la 79e édition du Festival de Cannes, et comme chaque année, les différentes sélections font une jolie place aux réalisateurs et réalisatrices asiatiques.
Trente ans avant de remporter la Palme d’Or à Cannes, c’est avec une Caméra d’or que repartait Jafar Panahi en 1995 pour sa première réalisation, Le Ballon blanc. Un petit bijou à redécouvrir sur MUBI, aux côtés de trois autres de ses œuvres de jeunesse.
Long-métrage co-produit par des centaines de milliers de villageois du Gujarat, et en cela unique dans l’histoire des cinémas indiens, Manthan (1976) a été sauvé de la moisissure et autres affres du temps par la Film Heritage Foundation. Superbement restauré en 4K, l'œuvre de Shyam Benegal est à présent disponible en Blu-ray chez Carlotta Films.
Première réalisatrice à faire carrière au Sri Lanka, Sumitra Peries fait ses débuts avec Les Filles (Gehenu Lamai) en 1978. Restaurée et projetée à Cannes Classics l’an passé, cette fresque douce-amère sur le temps qui passe et l’injustice d’être femme demeure une des plus belles œuvres singhalaises du XXe siècle. Le long-métrage est à découvrir en salles avec Carlotta Films.
C’est une nouvelle qui va ravir tous les amoureux des cinémas d’Asie du Sud dans la région parisienne : de janvier à juin 2026, tous les derniers jeudis du mois, un ciné-club dédié va prendre ses quartiers au Brady, dans le 10e arrondissement.
Produit par Anurag Kashyap, le premier film de la réalisatrice Anuparna Roy suit deux jeunes femmes colocataires à Mumbai, aux vies diamétralement opposées. Un huis-clos poétique, qui souffre de ses effets trop appuyés, mais qui a le mérite d’offrir un portrait rare de l’amour entre deux femmes indiennes. Songs of Forgotten Trees a remporté le prix de la mise en scène dans la section Orizzonti à la Mostra de Venise, et est projeté cette semaine au Black Movie Festival.