Sélection asiatique du Festival Black Movie 2026 (16-25/01/2026)

Posté le 8 janvier 2026 par

Le très diversifié Festival Black Movie de Genève en Suisse revient en 2026 du 16 au 25 janvier 2026  avec, comme d’accoutumée, une riche de sélection de films asiatiques. Retour sur ce programme.

Comme d’habitude, le festival suisse axe sa programmation sur des sections orientées par sujet. Ainsi, celle intitulée « délires orwelliens » comprend une œuvre asiatique sur les six qui seront projetées : le hongkongais Ten Years, film à sketch de Jevons Au, Chow Kwun-wai, Kwok Zune, Ng Ka-leung, Wong Fei-pang. Sorti en 2015 et imaginant un Hong Kong de 2025 dont la Chine aurait drastiquement pris le contrôle, sa programmation au sortir de la véritable année 2025 permettra une mise en perspective très intéressante.

Cinq films dont un asiatique animent la section « les braves », dédiée aux héros des temps modernes. On retrouvera ainsi programmé I, Poppy de Vivek Chaudary, documentaire narrant la lutte de petits cultivateurs de pavot du Rajahstan en Inde face aux autorités corrompues.

La section « luttes en classe » se veut l’évocation de la citoyenneté et des revendications par les étudiants, à l’école ou à l’université. D’époques très différentes, les cinq productions de cette section sont néanmoins toutes asiatiques : School in the Crosshairs (alias The Aimed School) d’Obayashi Nobuhiko, New Group de Shimotsu Yuta et Happyend de Neo Sora proviennent du Japon, aux côtés d’Amoeba de Tan Siyou (Singapour) et Batch ’81 de Mike De Leon (Philippines).

Dans la section « un beau et triste monde », on retrouvera des êtres accrochés à l’amitié, à l’humain et aux arts dans un monde en perdition. Un film asiatique agrémente ce programme de cinq films, à savoir Kabool, Between Prayers d’Aboozar Amini, un documentaire centré sur un agriculteur et père de famille afghan, dont le quotidien se révèle ambivalent à travers son adhésion à l’idéologie talibane.

Trois films asiatiques interviennent dans la section « métamorphoses », dédiée aux bouleversements intimes de la vie des protagonistes : le dernier film du Sino-Coréen Zhang Lu, Gloaming in Luomu ; l’iranien Singing Wings de Hemen Khaledi qui dresse un parallèle entre attachement à sa terre et migrations ; et l’indien Songs of Forgotten Trees d’Anuparna Roy, à propos d’une amitié naissante entre deux femmes dans l’urbanité de Mumbai.

Un film de Hong Kong, Montages of a Modern Motherhood d’Oliver Siu Kuen Chan, et un film indien, Shadowbox de Tanushree Das et Saumyananda Sahi, apparaissent dans la section « Love Streams », sur le sujet de l’amour filial.

« (No) Futures » propose des œuvres montrant des décors apocalyptiques qui n’empêchent pas de rêver d’un meilleur lendemain. Le film de science-fiction japonais Battle in Outer Space du célèbre Honda Ishiro (Godzilla 1954) y représentera l’Asie.

Enfin, le thaïlandais Fantôme utile de Ratchapoom Boonbunchachoke et le coréen No Other Choice de Park Chan-wook (bientôt sur nos écrans) figurent dans la section « exutoires jouissifs », dont le titre est assez parlant.

Un invité prestigieux fera l’honneur de sa présence pour une séance : le grand acteur hongkongais Tony Leung Chiu-wai.

Le détail complet du programme est à retrouver ici.

Maxime Bauer.