Hallucinations Collectives : sélection asiatique (12-16/04/2019)

Posté le 25 mars 2019 par

Hallucinations Collectives, le festival de l’autre cinéma, revient pour sa 12e édition au Comoedia de Lyon. Rendez-vous du 16 au 22 avril, pour une programmation de films rares, étranges, parfois dérangeants, et toujours surprenants. Cette nouvelle édition, qui mettra à l’honneur le cinéma afro-américain, nous réservera également de belles surprises côté cinéma asiatique.

Tout d’abord, Hélène Cattet et Bruno Forzani auront une carte blanche, dans laquelle ils nous feront (re)découvrir Millenium Actress de Kon Satoshi. Avec ce deuxième long métrage, le maître de l’animation nippone nous fait suivre un documentariste et son cameraman allant interviewer l’actrice Chiyoko Fujiwara. Fidèle à ses obsessions, Kon Satoshi tisse au fil des souvenirs de la madone, des liens entre réalité, onirisme, et fiction cinématographique, sur fond de fresque historique.

Puis, direction le célèbre studio de la Nikkatsu, avec une thématique Romans porno, qui proposera une sélection de trois films rares, aux univers esthétiques raffinés et décadents. Le triptyque s’ouvrira avec Yumeno Kyusaku’s Girl Hell de Masaru Konuma. Dans cette adaptation de la nouvelle de Yumeno Kyusaku (L’enfer des jeunes filles), le cinéaste brosse un portrait de jeunes femmes dans lequel l’exploration des traumas se double d’un sous-texte fantastique et psychanalytique.

On continue avec une des meilleures adaptations du Justine ou les malheurs de la vertu du Marquis de Sade : Woods are Wet: Woman’s Hell de Kumashiro Tatsumi. Ce film, remarquable pour la beauté de ses scène de nuit éclairées à la lueur des bougies, suit le destin de Sachiko, jeune fille pure et innocente, qui se voit projetée au cœur d’un théâtre de cruauté et de plaisirs infernaux.

Enfin, on visitera la filmographie de Tanaka Noboru, auteur reconnu du genre, avec La Maison des Perversités, deuxième opus de sa trilogie de la Showa. D’abord assistant de Imamura Shohei et de Suzuki Seijun, Tanaka passe à la réalisation lorsque la Nikkatsu, alors en pleine difficulté financière, lance la production de “pinku eiga”. Avec La Maison des perversité, il adapte avec intelligence l’auteur d’ero guro (érotique grotesque) Edogawa Ranpo, et propose par la même occasion une véritable réflexion sur le cinéma comme art du fantasme.

En compétition, vous pourrez découvrir en avant-première Factory, dans lequel le cinéaste russe Youri Bykov retrouve ses thèmes de prédilection. Repéré en 2013 avec le polar The Major, Bykov nous livre avec son dernier film, une critique acerbe de la corruption dans la nouvelle Russie, jonglant entre le genre du thriller et du film de kidnapping.

Enfin, le cinéma coréen ne sera pas en reste, avec l’avant-première de 1987: When the Day Comes de Jang Joon-hwan. Propulsé parmi les grands espoirs du cinéma coréen avec son premier long-métrage Save the Green Planet, Jang Joon-hwan signe ici son troisième long-métrage, un drame historique haletant qui revient sur le soulèvement démocratique qui marqua l’histoire politique de la Corée du sud.

Pour tout savoir de la programmation, cliquez ici !

Kei Morrison

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