the profane exhibit redimensionné

BIFFF – The Profane Exhibit en avant-première mondiale

Posté le 6 mai 2014 par

La 32ème édition du Brussel International Fantastic Films Festival fut l’occasion de découvrir, plus qu’en avant-première mondiale car le film n’était pas encore fini, l’intriguant métrage à sketchs The Profane Exhbit.

En effet, tous les segments ne furent pas montrés, l’un étant encore en tournage et un autre même pas fini d’être écrit, et l’étalonnage n’était pas fait, rendant la vision de ce film pas toujours agréable, du fait de sa qualité screener. Cependant, il permettait de se faire une bonne idée du résultat final, certes imparfait mais très intéressant.

the profane exhibit

Les segments sont censés être reliés entre-eux par la thématique de la profanation, et offrent des sketchs certes très déviants, mais à la liaison thématique des plus ténue et aux durées très variables. Ainsi, alors que Ruggero Deodato se moquait de ses spectateurs avec quelques minutes ne racontant rien, ne montrant rien, et qu’Uwe Boll montrait un court sévèrement déviant mais filmé comme un mauvais porno, c’était surtout le segment d’ouverture qui nous intéressait, à East Asia.

Car ce court-métrage était réalisé par le toujours très fou Nishimura Yoshihiro. Derrière ces dehors très Z, son petit film se montrait ainsi particulièrement intéressant. Le réalisateur y explorait le désœuvrement de la jeunesse japonaise, prête à tout pour se sentir vivante, y compris les actes les plus extrêmes, et approfondissait son questionnement sur la fascination qu’ont les jeunes japonais pour le tailladage des veines (thématique déjà effleurée dans Vampire Girl Versus Frankenstein Girl), créant un parallèle fascinant avec le suicide rituel des samouraïs.

Bien sur, avec Nishimura Yoshihiro, le message est mêlé à une imagerie complètement folle (où une Mary Poppins complètement trash vient cuisiner un cadavre), des flots de sang déviants, et des idées tétanisantes de folie.

The Profane Exhibit mérite le détour, ne serait-ce que grâce au réalisateur japonais, mais d’autres segments attirent l’oeil, et il nous tarde de découvrir le film dans son intégralité.

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