Critique de Tai Chi de Stephen Fung (DVD)

Posté le 3 juillet 2013 par

Tai Chi Zero avait marqué les spectateurs de la dernière édition du BIFFF par son mélange de wu xia pian et de steampunk. Grâce à Wild Side, le métrage arrive chez nous, sobrement retitré Tai Chi. Par Yannik Vanesse.

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Difficile de prévoir ce que va découvrir le spectateur quand débute Tai Chi Zero. En effet, si le métrage est clairement un wu xia pian, il s’ancre dans la nouvelle génération de films référentiels faits par des geeks. Tout comme les Shaun of the Dead ou les métrages du genre, Tai Chi Zero brasse de nombreuses références, que ce soit dans les comics, les jeux vidéo ou la littérature.

L’homme derrière la caméra, c’est Stephen Fung. S’il n’a pas une grande carrière de réalisateur à son actif, il s’agit d’un acteur alignant plusieurs dizaines de films à son palmarès. Il s’autorise ainsi à jouer un rôle dans son film, et pas n’importe lequel, puisqu’il incarne le méchant en tenue steampunk.

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L’histoire, elle, est d’apparence classique. Le héros est né avec une petite corne sur la tête, faisant de lui un maître d’arts martiaux en devenir. Cependant, cette corne perturbe son équilibre intérieur, et il risque une mort prématurée, sauf s’il se rend dans un village reculé où tout le monde pratique un art martial bien spécial qui lui permettrait de soigner la maladie qui ronge ses énergies. Mais, alors qu’il s’échine à avoir le droit d’apprendre un kung-fu qui n’est jamais enseigné aux étrangers, des représentants d’une compagnie ferroviaire arrivent avec une étrange et monstrueuse machine pour détruire le village, à travers lequel doit passer le chemin de fer.

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Marier ainsi de nombreuses influences peut s’avérer difficile et peu digeste. Les films censément référentiels et ratés abondent ainsi, car il ne suffit pas de mêler différentes idées pour faire un bon film. Stephen Fung s’en sort cependant à la perfection. Les éléments steampunk sont bien amenés et impressionnants, les effets spéciaux magnifiques. Certaines scènes, mises en bande-dessinée (des séquences courtes, on est loin de Kill Bill) amènent une touche bien venue. À cela s’ajoute une mise en scène digne de jeux vidéo, quand notre héros combat les gardiens du village ou essaie d’y pénétrer. Les scènes de présentation des adversaires sont superbement faites, dignes d’un Scott Pilgrim vs. The World, et les positions d’arts martiaux sont soulignées par des ronds et des diagrammes, très simples mais ajoutant une dimension intéressante.

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Au niveau des combats, le film atteint un niveau assez impressionnant. Les acteurs sont de très bons artistes martiaux (à leur première apparition, l’auteur présente d’ailleurs leur palmarès). Le héros est ainsi incarné par Yuan Xiaochao, grand pratiquant de wushu. Le grand maître du village est joué par Tony Leung Ka Fai, et Angelababy (de son vrai nom Angela Yeung Wing) amène une touche de charme bien venue (aidée par Mandy Lieu, autre actrice sexy du métrage), tout en participant à bon nombre d’impressionnants combats. Ces derniers sont chorégraphiés par le grand Sammo Hung, et cela se voit. Bien que très nombreux, les affrontements sont toujours variés et passionnants. Un peu de bons sentiments, de l’humour et une jolie morale, et Tai Chi devient un spectacle de tous les instants.

Yannik Vanesse

Verdict : Tai Chi brasse de nombreuses influences, offrant un wu xia pian steampunk teinté de culture geek de haut niveau. Une excellente surprise, qui provoquera l’engouement de nombre de spectateurs, y compris ceux n’étant pas forcément friands de films d’arts martiaux.

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Tai Chi en DVD chez Wild Side à partir du 3 juillet 2013

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2 commentaires pour “Critique de Tai Chi de Stephen Fung (DVD)”

  1. Très bon article, ça donne envie de le voir. Je n’ai vu que la bande-annonce et à première vue, ça m’évoquait un tout petit peu The Last Airbender, pour la fusion assez esthétique entre arts martiaux et effets spéciaux.
    Contente aussi de voir que Stephen Fung s’en sort bien en tant que réalisateur. Il n’a jamais été un véritable acteur, contrairement à son camarade Nicholas Tse qui a tout de suite montré un fort potentiel, et j’ai toujours pensé que sa voie se trouvait derrière la caméra.
    J’espère que ce film va me redonner foi en le cinéma HK d’aujourd’hui.
    Elodie

  2. je les vu est…………………..MON dieu quel merde oO’ franchement y’a pas d’autre mots ! bref regarder juste la bande annonce y’a que ça qui es bien 😉

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