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7ème Festival du Film Coréen à Paris (FFCP) : avis à Chaw, tous les films par la rédaction d’East Asia !

Posté le 2 novembre 2012 par

Comme chaque année, la Team East Asia vous donne son avis à chaud sur la sélection 2012 du FFCP, qui se tient au St-André-des-Arts du 30 octobre au 6 novembre. Julien Thialon, Marc L’Helgoualc’h et Clément Pascaud vous présentent leurs punchlines et leur avis chiffrés !

Tops East Asia

Julien Thialon : 1. Romance Joe de Lee Kwang-Kuk (Section Paysage)

2. Madame Freedom de de Han Hyung-Mo (Section Classiques)

 3. Me and Doll Playing de Kim Kyung Mook (Section Portrait)

 

 

Marc L’Helgoualc’h : 1. The Empty Dream de Yoo Hyun-Mok (Section Classiques)

2. L’Ivresse de l’argent de Im Sang-soo (Avant-Premières)

3. To You From Me de Jang Sun-Woo (Section Classiques)

 

Clément Pascaud: 1. Stateless Things de Kim Kyung Mook (Section Portrait)

2. L’Ivresse de l’argent de Im Sang-soo (Avant-Premières)

3. Silenced de Hwang Dong-Hyuk (Section Paysage)

Section Paysage

Ashamed de Kim Soo Hyun

Marc L’Helgoualc’h : « Une histoire d’amour surprenante qui démarre bien mais s’essouffle à mi-parcours malgré des ébats lesbiens toujours agréables à regarder. Bons points : une scène de beuverie dans un restaurant chinois et la présence de la sublime actrice principale Kim Hyo Jin. » Verdict : 2/5.

 

Clément Pascaud: «  Des images magnifiques, deux actrices habitées et de belles trouvailles stylistiques pour cette sorte de poème visuel alambiqué dont on ne sait, après l’avoir vu, si l’on vient d’assister à un chef-d’œuvre ou à une vaste escroquerie… » Verdict : 2,5/5.

 

Helpless de Byung YoungJoo

Julien Thialon : « Aussitôt vu, aussitôt oublié. Long et fade. » Verdict : 2,5/5.

 

 

 

Marc L’Helgoualc’h : « Un thriller sur la disparition soudaine d’une femme peu avant son mariage. Que fuit-elle ? Quel est terrible secret ? Qui est-elle ? Comme le personnage principal, le spectateur percent petit à petit tous ces mystères. Pas mauvais mais pas transcendant non plus. » Verdict : 2/5.

 

 

Love Fiction de Jeon Kye-soo

Marc L’Helgoualc’h : « Une comédie romantique banale et vite ennuyeuse qui comporte cependant quelques répliques très drôles. L’acteur principal ressemble étrangement à Xavier de Rosnay. Plutôt cool.« Verdict : 1,5/5.

Nameless Gangster de Yoon Jong Bing

Julien Thialon : « Choi Min-sik éclipse presque tout le reste du métrage qui apparaît bien fade malgré une première partie intéressante. » Verdict : 2/5.

 

 

Marc L’Helgoualc’h : « Une fresque mafieuse sur la Corée des années 80 assez décevante. On est loin des films de gangsters de Scorsese, Fukasaki et Miike. » Verdict : 2/5.

 

 

Penny pinchers de Kim Jung-hwan

 Julien Thialon :  » Film au sujet dans l’air du temps, mais le réalisateur suit sa grille et la force d’interprétation est inégale. » Verdict : 2,5/5.

 

 

Clément Pascaud :  » Kim Jung-hwan enchaîne les situations cocasses sans jamais en tirer aucun gag, et nous afflige d’un pathos niais qui, de ce côté-là, n’a rien à envier aux pires comédies sentimentales américaines. Deux heures longues, mais longues ! » Verdict : 1/5.

 

Romance Joe de Lee Kwang Kuk

Julien Thialon : « Maîtrisé et équilibré émotionellement, le réalisateur interroge le spectateur sur sa vision du cinéma à travers un labyrinthe scénaristique intemporel avec une patte Hong Sang-sooesque !  » Verdict : 4/5.

 

 

Marc L’Helgoualc’h : « Une mise en scène habile qui mêle la réalité à la fiction pour livrer une réflexion sur l’acte créateur cinématographique lui-même. Le premier film prometteur d’un réalisateur à surveiller. » Verdict : 3/5.

Self Referencial Traverse de Kim Sun

 

Clément Pascaud: « Ce brûlot politique à la frontière du cinéma et de l’art vidéo paraîtra peut-être un peu obscur dans ses références pour les non-initiés. Il n’en demeure pas moins inventif, acerbe, efficace, et surtout très drôle. » Verdict : 3/5.

Silenced de Hwang Dong Hyeok

 

Marc L’Helgoualc’h : « Un film très dur basé sur des faits réels de viols et violence à l’encontre d’enfants sourds et muets. Tout est fait pour faire enrager le spectateur. Le film le plus lacrymal depuis Katyn d’Andrzej Wajda. Âmes sensibles s’abstenir. » Verdict : 3,5/5.

Clément Pascaud: « Sur la forme, Silenced est discutable, mais tout ce que l’on pourra en dire paraîtra futile au regard du sujet traité. Bouleversant. » Verdict : 4/5.

 

 

Talking Architect de Jeong Jae Eun

 

Clément Pascaud: « Cet hommage à Jung Ki-yong, architecte improbable mais penseur prodigieux, a l’intelligence de ne pas sombrer dans le commémoratif. » Verdict : 3,5/5.

Two Lines de Ji Min

Julien Thialon : « Maladroit mais touchant. » Verdict : 3/5.

 

 

Section Portrait

Kim Kyung-mook

Les courts-métrages

Julien Thialon : « Kim Kyung Mook réalise ses fantasmes au cinéma, ça passe et ça casse ! Il faut le voir pour le croire  » Verdict : 3/5.

Clément Pascaud: « Point de départ d’une belle trajectoire. Inégal (forcément) mais assez représentatif d’un talent dont on peut désormais espérer beaucoup. «  Verdict : 3/5.

Stateless Things

Julien Thialon : « Avec ce premier long, le réalisateur passe à l’étape supérieur en conservant ses thématiques de prédilection tout en les canalisant à travers une storyline.« Verdict : 3,5/5.

 

Clément Pascaud: « Envoûtant mais déroutant, poétique mais brutal, un film complètement schizo qui aurait néanmoins gagné à être un peu moins poseur. On a frôlé le chef-d’œuvre… » Verdict : 4/5.

 

Section Classiques

Madame Freedom de Han Hyeong-mo (1956)

 

 Julien Thialon : « La liberté et ses multiples tentations destructrices avec en filigrane une ouverture sur le monde extérieur. Coup de coeur ! » Verdict : 4/5.

 

Marc L’Helgoualc’h : « Un classique du cinéma coréen qui ravira tous les contempteurs d’un certain féminisme avant tout consumériste, ou quand la libération de la femme tourne au concours d’allumeuses et de mères indignes. Du vrai cinéma anthropologique. » Verdict : 3/5.

The Ae-ma Woman de Jeong In Yeob (1982)

 

Marc L’Helgoualc’h: « Soi-disant le premier film érotique de Corée du Sud mais on y apercevra guère qu’un sein pendant quelques secondes… En comparaison, Emmanuelle est de la pure pornographie et les comédies sexy de Max Pécas des gros gonzos. Avec trente ans de recul, The Aema Woman est un film d’une mièvrerie extrême involontairement comique. » Verdict : 3/5.

 

The Empty Dream de Yoo Hyeong Mok (1965)

Marc L’Helgoualc’h : « Dentiste + sexe + sadomasochisme + surréalisme + décors en carton-pâte façon expressionnisme allemand = chef-d’œuvre du cinéma érotique. Une adaptation réussie du sulfureux film japonais de Takechi Tetsuji, Hakujitsumu. » Verdict : 4/5.

To You From me de Jang Sun-Woo (1994)

 

Marc L’Helgoualc’h: « Le voilà le vrai film érotique de la sélection ! Une histoire à la Bukowski sur le sexe et la littérature, avec un trio d’acteurs convaincant, des clins d’œil récurrents à « Bonnie and Clyde » et « Les Souffrances du Jeune Werther », et une BO sympathique (Rolling Stones, Bob Marley, Vanessa Paradis…). Un film très recommandable. » Verdict : 3,5/5.

Yeong-ja’s Heydays de Kim Ho Seon (1975)

 

Marc L’Helgoualc’h: « Le scénario promettait un drame social à la Zola sur la déchéance d’une femme naïve devenue prostituée. Au final, on tombe sur une comédie sexy à la Joe Sarno mais…. sans le sexy ! C’est parfois drôle, souvent brouillon. La musique kitch des années 70 (orgue Farfisa, flûte et basse lourde) vaut le détour. » Verdict : 3/5.

Avant-Premières

 

L’Ivresse de l’argent de Im Sang-soo

Marc L’Helgoualc’h : « Un film doux-amer sur l’immoralité de l’hyperclasse mondialisée, une mafia plus viciée celle des livres du marquis de Sade. 1788 / 2012 : même combat. Im Sang-soo filme cette crasse humaine autour d’un violon brisé d’Arman et de tableaux de maîtres. Une œuvre de salubrité publique. » Verdict : 3,5/5.

 

Clément Pascaud: « Im Sang-soo, le brillant réalisateur de The Housemaid, jette un regard acide sur l’élite de son pays, et, quand bien même la drôlerie de la mise en scène,on ne peut s’empêcher de partager son mépris pour cette classe corrompue. On sourit, mais jaune. Une réussite. » Verdict : 4/5.

 

War of the Arrows de Kim Han-min

Julien Thialon : « À oublier rapidement. » Verdict : 1/5.

 

 

 

Marc L’Helgoualc’h : « Un film d’action en costumes efficace et bien rythmé. Les décors et costumes sont réussis, comme il se doit dans ce genre de film. Les fanas de tir à l’arc et de courses à cheval jubileront. » Verdict : 3/5.

 

 

Clément Pascaud: « Robin des bois s’en va-t-en guerre contre les mandchous… Spectaculaire mais dispensable. » Verdict : 2/5.

 

 

Film de Clôture

The Thieves de Choi Dong-Hoon

Marc L’Helgoualc’h: « Deux tiers Ocean’s Eleven et un tiers polar hong-kongais. Le film événement coréen est un divertissement efficace et bien rythmé qui devrait bien s’exporter. » Verdict : 3/5.

 

Plus d’information sur le site du FFCP

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Un commentaire pour “7ème Festival du Film Coréen à Paris (FFCP) : avis à Chaw, tous les films par la rédaction d’East Asia !”

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