Insert Coin, un oeil sur les Jeux-Vidéo (saison 2, épisode 2) : Les portages « HD »

Posté le 2 octobre 2011 par

Cette semaine dans Insert Coin, les yeux se tournent vers les éditeurs de tout bord visiblement bien décidés à faire renaître tous les grands jeux passés sur nos machines actuelles… Quand préservation de la culture rime avec facilité. Par Tony F.

Insert Coin du dimanche 02/10/2011

News/actu : online, jeux PSN/XBLA… la consommation JV du XXIe siècle.

Peu de choses à se mettre sous la dent en cette dernière semaine de septembre. Il faut dire que dans l’archipel, tous les regards sont posés soit sur la compilation Ico/SotC, soit sur Dark Souls, successeur de celui que l’on nomme d’ores et déjà « jeu plus hardcore de la génération. ». Et pourtant, discrètement, de grandes licences pas toujours bien connues chez nous vivent toujours. C’est le cas de Katamari Damacy, le jeu le plus drogué de la planète, qui, comme nous vous en parlions il y a quelques semaines, sort dans une version Iphone répondant au nom de Katamari Amore. Celle-ci fait partie de la vague de jeu « free-to-play » ou presque. Grosso modo, le jeu est, de base, gratuit, et ressemble à une démo de luxe comprenant un niveau entier. Ensuite, il faudra que le joueur passe à la caisse pour télécharger d’autres « packs » de niveaux, dont le prix s’élève, si l’on en croit le premier sorti à ce jour, à 3€ (oui, bon, 2€90…). Bien entendu, d’autres suivront. Reste à savoir si un tel soft trouvera son public sur les plates-formes Apple, Katamari n’étant, chez nous, une chose comprise que par quelques rares insensés du pad.

Katamari, un jeu tellement perché que seuls les initiés peuvent comprendre tout ce qui s’y passe…et encore.

Concernant la section « news hebdomadaire made in Square Enix » : quelques mots bien sentis d’un homme qui ne les mâche pas. Yoichi Wada, Président de la firme, a donc dit, à propos du lancement peu glorieux (pour ne pas dire totalement foiré) de Final Fantasy XIV « La marque Final Fantasy a été fortement endommagée. ». On se gardera bien de tout commentaire… Et comme l’un ne va pas, en ce moment, sans l’autre, voici également la news de la semaine concernant Dragon Quest X Online : il a été confirmé que malgré l’orientation RPG online du soft, celui-ci posséderait bien une vraie histoire, avec un vrai scénario, un vraie fin, et un vrai boss final. De quoi rassurer les inquiets éventuels donc, puisque tous les aspects online pourront être joués à n’importe quel moment de l’aventure, y compris après. En sus, nous apprenons que les auberges, en plus de servir de point de sauvegarde, pourront être utilisées comme plate-forme d’échange entre joueurs, connectés ou non, d’objets comme de messages. Enfin, histoire de définitivement enfoncer les portes entrouvertes, la taille de la carte du monde à été confirmée comme plus vaste que celle de Dragon Quest VIII. Et on se souvient que celle-ci était déjà bien conséquente…

Dernière news, hors Japon certes, mais pas forcément moins alléchante : l’annonce (à nouveau) officielle de I am Alive, via un trailer. Si celui-ci à sa place ici, c’est parce qu’il s’agit de l’un de ces jeux au développement plus que difficile, ayant essuyé de nombreux reports, mises en veille, menace d’annulation et remaniement, depuis son annonce originelle par Ubisoft, lors de l’E3 2008. Après ces longues années, l’attente touche finalement à sa fin, puisque le jeu sortira fin 2011, sur PSN et XBLA. Et même si le trailer dévoilé n’augure pas grand chose de reluisant (à vrai dire, il semble même refléter les coups que le soft a pris à travers la caboche depuis quatre ans), certains d’entre nous gardent l’envie d’y croire… Ne serait-ce que parce qu’il manque un jeu type « Final Escape » au paysage de la génération.

 

Focus : Dématérialisé et portage HD

Vu d’un très mauvais œil par les collectionneurs les plus acharnés, considéré comme une évolution inéluctable par tout un pan de l’industrie et de la presse spécialisée, les plates-formes dématérialisées, qu’on le veuille ou non, sont belles et bien entrées dans le mode de consommation vidéoludique. Scène indépendante synonyme de créativité et d’originalité, ressortie de vieux jeux culte en 2D (ou 3D), ou tout simplement déferlante de la vague Smartphones, les éditeurs doivent désormais prendre en compte cette branche et se plier au marché. À ce jeu, certains tirent mieux leur épingle que d’autres, et pour beaucoup, la réédition d’anciens titres est reine. En effet, depuis maintenant un bon deux ans, on nous abreuve en masse de titres phares de machines passées de la Master System à la PS2 en passant par la Saturn et la Super Nes. Et ce ne sont pas les récentes sorties ou les prochaines prévues qui me feront mentir : Radiant Silvergun, God of War Collection, Metal Gear Collection, Dreamcast Compilation... Autant de jeux dont tous les gamers de la grande époque se souviennent avec plaisir, et que l’industrie apprécie de pouvoir retoucher dans une HD totale. Chacun y trouve son compte : le grand public peut toucher à des jeux plus que cultes à petit prix, et les éditeurs, eux, tiennent le moyen de redonner un souffle nouveau à d’anciens jeux cultes devenus depuis, au pire presque des abandonwares (Another World),  au mieux des softs qui voient leur rentabilité renouvelée d’une génération à l’autre.

The Sly Collection, Silent Hill HD Collection… Deux portages, deux mesures. Le premier est complet, le second ne comptera que deux des quatre opus sortis avant les machines actuelles.

L’offre du dématérialisé, il est vrai, a de quoi largement allécher même le plus réfractaire au support digital. À condition que celui-ci sache faire la différence entre une bonne affaire et une arnaque déguisée. Et c’est là que le bât blesse : avec toutes ces offres de jeux téléchargeables, où se situe la limite entre arnaque mercantile et occasion en or ? Comment ne pas s’offusquer du prix de Street of Rage 2, alors que celui-ci est disponible sur la toile et dans son support physique, pour moins d’un euro ? À l’inverse, prendre Radiant Silvergun à 1200 Microsoft Points, n’est-ce pas là une excellente façon de pouvoir toucher un jeu depuis longtemps relégué au statut de relique de collectionneur ? Doit-on, enfin, privilégier une version originale de Crazy Taxi, avec sa sublime bande-son, ou craquer pour son support dématérialisé, dont la musique a été revue, corrigée, et globalement à la baisse ? Si la réponse, pour ce dernier, devrait s’imposer d’elle-même, elle dénote d’un mal plus insidieux, inhérent à la tendance : le portage est facile, et pas toujours habile. Aussi, il conviendra de nuancer. Si voir tous ces jeux ressortir reste un réel plaisir pour le gamer un tant soit peu soucieux de voir son patrimoine vidéoludique préservé, les conditions dans lesquelles les sorties se font sont parfois douteuses. Ainsi, à la manière d’un Blu-Ray soigné/foiré, on appréciera une compilation telle que celle d’Ico/Sotc. Le gameplay ne change pas, le jeu gagne en netteté et en fluidité même, car dégagé des contraintes techniques de la précédente machine. En revanche, on regardera d’un sale œil celui de « Resident Evil HD », refonte flemmarde de RE4 et Code Veronica, dotés tous deux d’un filtre HD bas de gamme (et on sent bien la différence avec d’autres portages plus propres) et portés de leurs versions les moins réussies (PS2, bonjour…). Dans le même ordre d’idées, on remarquera que la compilation Tomb Raider comporte Anniversary, Underworld, Legend… Mais pas Angel of Darkness, vilain petit canard et opus raté, sorti au début de la PS2. Crystal Dynamics eût-il craint que ce si mauvais jeu nuise au portage, pour tenter ainsi de l’oublier poliment dans les archives vidéoludiques ? Eux seuls ont la réponse, mais ceci ne fait que mettre en lumière une évidence : si cette vague de ressortie ne peut pas faire de mal à l’industrie (bien au contraire), il conviendra d’étudier chaque soft au cas par cas, histoire de ne pas se retrouver face à un jeu qui nous ferait regretter son support originel.

 

En bref

– Tetris 3D – date de sortie fixée au 21 octobre 2011

– FFXIII-2 : toujours attendu pour le 15 décembre au Japon, la BO du jeu tiendra sur 4 CDs et coûtera 3990 yens (environ 40€). Une version collector sera vendue pour environ mille yens de plus, et contiendra un DVD. Celle-ci sortira la veille, soit le 14 décembre (avis aux amateurs d’import donc…).

– Child of Eden – Baisse de prix à l’occasion de la sortie PS3, le jeu passe à 30€ sur les deux machines.

– Yakuza – Sega vient de déposer une marque « Yakuza – Dead Souls ». Le titre occidental de Yakuza of the End ? À suivre.

– Nier – Le producteur, Yosuke Saito, annonce via twitter qu’un concert spécial sera organisé lors de l’évènement SQ Party Level 2 – Nier Night, qui se tiendra le 28 octobre au Japon. Il reprendra donc la bande originale du jeu, et sera retransmis en direct par le biais de Ustream.

Bloody Roar – un nouvel opus de la célèbre, mais oubliée, saga de jeux de combat serait en préparation !

Sorties de la semaine

Mardi 4 octobre

  • Crysis (XBLA)
  • Sega Bass Fishing ( XBLA)

Mercredi 5 octobre

  • Crysis (PSN)
  • Sega Bass Fishing (PSN)
  • Payday : The Heist (PSN)
  • Orcs Must Die ! (XBLA)
  • Space Channel 5 Part 2 (XBLA ; PSN)

Vendredi 7 octobre

  • Dark Souls (PS3 ; 360)
  • Dragon Quest Monsters Joker 2 (DS)
  • NBA 2K12 (PS3;360;Wii;PC;PSP;PS2)
  • Rage (PC;PS3;360 ;Mac)

On se quitte sur LE trailer du moment : celui de Legend of Zelda – Skyward Sword. Un opus qui, on l’espère, réconciliera avec la saga même les déçus de Twilight Princess. À dimanche prochain !

 

Tony F.

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