Après une dizaine de courts métrages prisés des initiés et des aventuriers visuels, Bertrand Mandico livre avec Les Garçons sauvages son premier long métrage, qui bénéficie depuis quelques mois d'une hype hallucinante, d'une "montée de sève", totalement justifiée, à coup d'avant-premières et projections épiques dans divers festivals (L'Étrange Festival, les Journées Cinématographiques Dionysiennes, etc.). Que l'on soit familier avec l'oeuvre de Mandico ou totalement novice, la vision des Garçons sauvages est un moment marquant, une jubilation de tous les instants, de la scène d'ouverture au générique. On plonge littéralement dans cet univers troublant, organique, ultra-référencé, qui fleure bon la décadence fin-de-siècle. Citer les écrivains, artistes ou réalisateurs convoqués dans cet univers nous ferait écrire une phrase de name-dropping qui ne jurerait pas dans Glamorama de Bret Easton Ellis : William Burroughs, Jules Verne, Arthur Rimbaud, Jean Cocteau, Jean Genet, Rainer Werner Fassbinder (le clin d’œil à Querelle et ses bittes d'amarrage en forme de pénis), David Cronenberg, Nikos Nikolaïdis... Et les cinéastes japonais dans tout ça ? L'influence nippone a d'emblée sauté aux yeux des rédacteurs d'East Asia. C'était donc l'occasion de rencontrer Bertrand Mandico pour parler de son film et de connaître son rapport au cinéma japonais.
Après sa projection à Cannes Classics, la restauration 4K de L’Empire des sens de Oshima Nagisa bénéficie d’une sortie en salle exceptionnelle. Retour sur un chef-d'oeuvre à redécouvrir à partir du 12 juillet.
La 45e édition du Festival International du Film de la Rochelle se déroulera du 30 juin au 9 juillet. Sous le soleil de la Charente-Maritime, vous pourrez découvrir une superbe programmation dont une jolie sélection asiatique !
Alors que la section Cannes Classics projette cette année le sulfureux L'Empire des sens de Oshima Nagisa, ce dernier sera également visible le 12 juillet lors d'une sortie en salle exceptionnelle !
C'est en toute logique lors de la 9ème édition de l'Okinawa International Movie Festival, dans le lieu même de l'action du film, que le public a pu découvrir le premier film de l'écrivain Roger Pulvers, Star Sand. Rencontre avec jeune réalisateur australien de 73 ans amoureux du Japon.
Suite et fin (malheureusement) de nos pérégrinations sur l'île tropicale d'Okinawa qui accueillait l'Okinawa International Movie Festival. Des films, des interviews, un tapis rouge et une soirée de clôture ! Bref, beaucoup de nourriture et peu de sommeil. Dernier carnet de bord avant de revenir en France, dans la grisaille et le froid.