Cette année, nous avons la chance de découvrir Jeon Go-woon, une jeune et précieuse autrice de cinéma coréen. Le FFCP tend à mettre en avant et à raison, les femmes réalisatrices et cette dernière confirme une nouvelle fois le rôle essentiel qu'elles jouent au sein de l'industrie du cinéma. C'est dans la section Portrait que nous avons pu voir dans un premier temps ses deux courts-métrages de jeunesse qui posent un regard dur et assez cru de la place des femmes dans la société coréenne. Puis ce fut son formidable premier long-métrage qui a séduit les spectateurs malgré son sujet. Elle a d'ailleurs obtenu une note identique sur Sens critique au film lauréat du prix du public de cette année. Nous attendons à présent son prochain film avec impatience.
Huit années sans nouvelles et voilà que débarque Lee Chang-dong, l'auteur des magnifiques Oasis et Poetry, au Festival de Cannes avec dans ses bagages une magnifique adaptation de la nouvelle de Murakami Haruki, Les Granges brûlées. L'occasion était trop belle et nous ne pouvions manquer une telle rencontre. Une petite mise au point avant de découvrir le film en salles. Ne faisons pas comme le jury cannois surement trop blasé et faisons honneur à l'incandescent Burning en achetant son ticket de cinéma !
Huit années que nous n'avions plus de nouvelles ou presque. Depuis son précédent film, le très beau Poetry, récompensé du prix du meilleur scénario au Festival de Cannes, le nom de Lee Chang-dong s'est fait sacrément rare sur les affiches de cinéma, hormis au poste de producteur pour le premier film de sa protégée July Jung : A Girl at My Door. C'est dire si nous étions fébriles à l'annonce de sa sélection cannoise, pour son nouveau long métrage Burning. Une telle attente en valait-elle la peine ?
Le Festival du Film Coréen à Paris s'est terminé hier soir. Mais rassurez-vous, jusqu'au mois d'août 2016, vous pourrez profiter d'un dimanche par mois dédié au cinéma coréen au Publicis Cinéma !
Premier film remarqué à Cannes (sélection Un Certain Regard), A Girl At My Door de July Jung arrive en salles quelques jours après son avant-première au FFCP. L’occasion de revenir sur un film solide prenant à bras le corps des sujets sociétaux tabou, mais témoignant également d’une forme de standardisation d’un certain cinéma d’auteur coréen.